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M.MEDELCI :l'évolution des relations algéro-françaises obéit à une vision stratégique 15/03/2012

 


M.MEDELCI :l'évolution des relations algéro-françaises obéit à une vision stratégique 


L'évolution des relations algéro-françaises obéit à une "vision stratégique" et leur développement n'est pas dicté par des impératifs liés à une "conjoncture politique particulière", a indiqué le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad MEDELCI. 

"L'évolution des relations algéro-françaises obéit, de chaque côté, à une vision stratégique. Leur développement n'est pas dicté par des impératifs liés à une conjoncture politique particulière", a souligné le ministre dans un entretien au mensuel "Arabies" dans son édition du mois de mars. 

Pour le chef de la diplomatie algérienne, ces relations "n'ont jamais été figées même si leur cadence varie d'année en année sous l'effet de différents facteurs". 

"Le passé ne nous a jamais empêchés de faire évoluer résolument nos rapports dans leur ensemble", a noté M. MEDELCI, qui a relevé qu'aux plans politique et économique, les deux pays "continuent chaque jour d'enregistrer des résultats très positifs, avec une détermination toujours aussi grande de faire plus et mieux". 

Illustrant ses propos, le ministre a rappelé les visites bilatérales effectuées ces dernières années et fait remarquer que les deux pays se concertaient au "plus haut niveau" et que le cadre de coopération s'était "même enrichi de plusieurs accords fondamentaux". 

M. MEDELCI a cité, a titre d'exemple, l'accord de partenariat signé en décembre 2007, à l'occasion de la visite à Alger du président français, M. Nicolas Sarkozy. 

"Les deux parties ont non seulement décidé d'instaurer un +partenariat d'exception+, mais aussi insisté pour qu'il ait vocation à se poser comme +modèle+ de coopération dans la région et dans les relations internationales", a-t-il ajouté. 

Evoquant la question de la stabilité en Méditerranée, M. MEDELCI a averti que cet espace était "malheureusement en proie à des menaces qui risquent de compromettre sérieusement son épanouissement et son développement". 

"Dans la région de la Méditerranée, nous sommes actuellement face à une situation dont les conséquences pourraient perdurer, ce qui nous impose de redoubler d'efforts pour en contenir les effets", a-t-il suggéré. 

Pour M. MEDELCI, il est "indéniable" que deux pays (l'Algérie et la France) aux intérêts "si intimement liés" et à l'histoire "si fortement présente" dans les esprits "ne peuvent que travailler en bonne intelligence". 

"Cela ne signifie pas qu'ils doivent faire comme si aucune incompréhension ne subsistait, ou comme si des divergences sur la façon de regarder leur passé commun n'existaient pas. Bien au contraire, ces incompréhensions et ces divergences doivent amener les deux pays à redoubler leurs efforts afin de consolider les passerelles qui existent entre eux et de les mettre à lئabri des discours extrémistes qui ont tendance à ressurgir à l'approche des grandes échéances", a-t-il affirmé.