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Les questions de procédures pour l’élection du Président de la commission de l’UA à l’ordre du jour à Cotonou 16/03/2012

 


 

 

Les questions de procédures pour l’élection du Président de la commission de l’UA à l’ordre du jour à Cotonou 


Les questions de procédures relatives à l’élection du Président de la Commission de l’Union africaine (UA) pourraient être évoquées lors de la réunion samedi à Cotonou (Bénin) du comité ad hoc des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, a indiqué vendredi à Cotonou le Ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader MESSAHEL. 

" Il est évident que les questions de procédures peuvent être évoquées lors de ce sommet. Toutefois, nous pensons que toutes les questions importantes au niveau de l’UA doivent toujours être prises au 2/3 des voix", a indiqué à la presse M. MESSAHEL à la veille de cette rencontre. 

Il a expliqué que sur le plan de la procédure, " le problème ne va pas tellement se poser car, a-t-il dit, c’est apparemment ce qui est pratiqué dans les autres organisations à l’image de l’élection au 2/3 des voix du secrétaire général de l’Onu". 

La rencontre de Cotonou intervient suite à la non désignation, lors du 18 e sommet de l’UA, d’un nouveau Président de la commission africaine, dont le mandat de 4 ans venait d’expirer. Aucun des deux candidats, qui étaient en lice pour ce poste à savoir la Ministre de l’Intérieur sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma et le Président sortant de la Commission, le Gabonais Jean Ping, après quatre tour de scrutin, n’avait remporté les 2/3 des voix. 

M. MESSAHEL a relevé, en outre, que le comité ad hoc, chargé d’examiner à Cotonou les questions liées à la prochaine élection des membres de la Commission de l’UA, se trouve devant trois scénarios, à savoir " l’un des candidats se retire au profit de l’autre, les deux candidats se retirent ou les deux candidats se présentent". 

" Il s’agit de sauvegarder avant tout la cohésion de l’Union africaine, intervenir et faire en sorte que le Président ou la Présidente élu le soit de manière consensuelle",a-t-il dit. 

Les résultats de la rencontre de Cotonou seront exploités lors des travaux du prochain sommet de l’Union africaine prévu à Lilongwe (malawi) en juin ou juillet 2012. 

Les membres du comité ad-hoc de chefs d’Etat et de gouvernement sont l’Angola, la Côte-d’Ivoire, le Tchad, l’Ethiopie, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Gabon, ainsi que le Président en exercice de l’Union africaine, le béninois Boni Yayi.