عربي   Français   English

 


  

Sommet UA-UE : intervention du Président BOUTEFLIKA sur le thème "Migration, mobilité et création d’emplois" 01/01/2010


Sommet UA-UE : intervention du Président BOUTEFLIKA sur le thème "Migration, mobilité et création d’emplois"


Le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, est intervenu mardi à Tripoli sur le thème "Migration, mobilité et création d’emplois", à l’occasion du deuxième et denier jour du 3e sommet Afrique-Union européenne qui se déroule en Libye.

Voici le texte intégral :

"Messieurs les co-Présidents,

Je suis reconnaissant aux représentants de l’Union européenne et de l’Afrique d’avoir insisté sur l’importance d’un dialogue ouvert, structuré et orienté vers l’action sur ce volet des relations euro-africaines. Ce thème se situe au coeur même du concept de Partenariat.

En effet, le renforcement des liens humains, au demeurant anciens, est incontournable si nous voulons que notre Partenariat soit inclusif et, ce faisant, vecteur d’amitié et de compréhension entre peuples africains et européens.

Il est de la plus haute importance que nos échanges humains soient régis par une politique clairvoyante qui prenne en compte à la fois les causes profondes des phénomènes migratoires et les mutations démographiques dans nos régions respectives.

Cette question doit aussi être abordée dans un esprit de solidarité prenant en considération l’apport des travailleurs africains à la prospérité de l’Europe et les écarts présents des niveaux de développement de nos régions respectives.

Les communautés africaines constituent un trait d’union entre nos deux ensembles et un atout pour le développement de nos relations dans tous les domaines.

La garantie de leurs droits est pour nous une préoccupation cardinale. Ces droits incluent l’accès à un travail décent, la protection sociale, le développement de liens culturels avec leurs pays d’origine, la protection contre les discriminations, l’exclusion et la stigmatisation.
La mondialisation confère une nouvelle dimension aux mouvements de population qui concernent tous les continents. Ces mouvements sont porteurs de croissance additionnelle, de développement de la circulation des idées et de la diffusion du savoir.

Cette évolution doit nous conduire, dans le cadre de notre partenariat, à nous pencher aussi sur le problème de l’organisation des nouveaux flux migratoires qui, trop souvent jusqu’ici, est traité sans prendre en compte les préjudices potentiels au détriment des pays africains.

Ces démarches ont eu pour effet non seulement d’aggraver le phénomène de la fuite des cerveaux, mais aussi celui de l’immigration illégale et du trafic d’êtres humains.

Seule une approche concertée sera de nature à favoriser l’organisation, la maîtrise et l’orientation des flux migratoires dans le respect des intérêts mutuels des pays concernés ainsi que des droits des migrants.

La volonté d’intensifier nos relations économiques et culturelles doit aussi s’accompagner d’un nouveau regard sur la question de la circulation des personnes dans la zone euro-africaine.