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Forum économique mondial : Messahel partage à Davos l’expérience algérienne réussie en matière de réconciliation nationale 22/01/2019

 

 

 


Dans son intervention devant le Forum de Davos, le Ministre des Affaires étrangères, M. Abdelkader Messahel, a souligné que « la démarche de paix en Algérie a trouvé son expression concrète dans la loi sur la concorde civile et la charte pour la paix et la réconciliation, toutes deux animées de valeurs chères au peuple Algérien, à savoir la tolérance, la modération, le pardon, la solidarité, l’entraide, un puissant sentiment de communauté de destin et un fort attachement à l’unité et à la cohésion nationales ».

Expliquant davantage, M. Abdelkader Messahel a indiqué que « la loi sur la concorde civile, proposée en 1999, par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, au Parlement puis au peuple algérien, était guidée par le souci d’ouvrir une porte de retour dans la société à toutes les personnes qui s’étaient engagées dans des groupes terroristes et s’étaient égarées du droit chemin ». « Cette loi a permis le retour dans leurs familles à des milliers de ces personnes et la préservation de milliers d’autres vies humaines » a ajouté M. Abdelkader Messahel.

Pour ce qui est de la Charte pour la Paix et la réconciliation nationale, adoptée par référendum en 2005, le Chef de la diplomatie algérienne a indiqué qu’elle a « permis au pays de renouer définitivement avec la paix, la stabilité et la sécurité en mettant en avant sa réussite totale grâce à la réunion de quatre conditions se rapportant, en premier lieu, à l’exigence de respect de la Constitution et des lois de la République par tous, partant en cela de la conviction qu’il n’y a pas d’alternative possible à la primauté du droit et au respect de l’ordre constitutionnel établi dans toute recherche de sortie de crise viable et durable. 

En second lieu, M. le Ministre a cité « la nécessité d’une solidarité agissante de l’ensemble de la communauté nationale avec toutes les victimes de la tragédie nationale, sans exception et sans distinction, seule démarche à même de répondre à l’impératif de penser à l’avenir et d’éliminer les causes possibles de rancœur, de stigmatisation sociale ou de vengeance ». 

Il a cité en  troisième lieu, « la reconnaissance du rôle des institutions étatiques et des citoyens qui ont combattu le terrorisme, tout inscrivant leur combat dans le cadre de la loi et des obligations internationales contractées par l’État en matière de protection et de promotion des droits de l’homme et des libertés ».
 
En quatrième lieu, M. Abdelkader Messahel a rappelé « l’ouverture de la possibilité du retour au sein de la communauté nationale à ceux dont la voie s’en est écartée, un retour qui se fonde sur le repentir dans le respect de l’ordre républicain ».