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15ème Conférence des MAE du Dialogue 5+5 : Messahel réitère la position de l’Algérie sur les crises et conflits dans la région 18/01/2019

 

 

 

 


Dans le cadre de sa coprésidence de la 15ème Conférence ministérielle du Dialogue 5+5, le Ministre des Affaires étrangères, M. Abdelkader Messahel,  a réitéré les positions de l’Algérie à l’égard de certains conflits et crises qui continuent de peser sur la sécurité et la stabilité de la région méditerranéenne.

C’est dans ce cadre qu’il a réitéré qu’en Libye, « l’Algérie a toujours considéré que la multiplication des agendas et des interventions étrangères, minimisent les chances de faire aboutir le processus de règlement juste et durable de cette crise sous l’égide des Nations-Unies que conduit le Représentant Spécial du Secrétaire général, Ghassane Salame ». 

« Nous n’insisterons jamais assez sur la nécessité d’un Agenda unique pour la Libye et l’impératif de faire cesser les ingérences étrangères qui continuent de constituer le véritable obstacle à l’aboutissement du processus de paix dans ce pays voisin et ami » a souligné M. Abdelkader Messahel avant d’ajouter que l’Algérie reste convaincue que  « la solution à la crise libyenne ne peut provenir que du peuple libyen lui-même en dehors de toute immixtion étrangère à travers un dialogue inclusif afin d’aboutir à des solutions consensuelles durables qui seraient acceptables par l’ensemble des parties libyennes ». 

Dans son intervention, le Ministre des Affaires étrangères a salué « les récentes mesures prises par les libyens pour la coordination sécuritaire qui constituent un pas positif vers l’unification des institutions de l’État libyen et exprimé ses encouragements aux frères libyens pour persévérer sur cette voie de dialogue seule à même de permettre le retour de la stabilité en Libye sœur ».  

Sur la situation au Sahel, le Ministre des Affaires étrangères a réitéré l’engagement indéfectible de l’Algérie en faveur du parachèvement de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali à travers l’aide multiforme qu’elle ne cesse de lui fournir ainsi qu’à d’autres pays de la région du Sahel, et souligné la nécessité d’une implication plus soutenue de la Communauté internationale et des partenaires européens, en particulier, dans les efforts visant à consolider la paix et la sécurité dans la région du Sahel ». M. Abdelkader Messahel a également mis un accent sur « l’importance de l’appropriation des processus politiques par les parties au conflit dans leurs pays en vue de solutions efficaces et durables ».

Concernant la situation en Syrie, le Ministre des Affaires étrangères a rappelé que « l’Algérie  a toujours été en faveur d’une solution politique, basée sur le dialogue et la réconciliation, seule à même de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et l’unité de son peuple, dont la volonté souveraine à décider librement de son propre devenir doit être respectée ».

Il a dans le même temps réitéré le soutien de l’Algérie « aux efforts de l'émissaire onusien et au processus d’Astana pour parvenir à une solution pacifique qui découlera d’un dialogue constructif entre les différents acteurs syriens ainsi que son soutien au peuple syrien frère dans sa lutte contre le terrorisme et dans sa quête de stabilité et de préservation de la souveraineté de son pays ».

Abordant la question de la lutte antiterroriste, le Ministre des Affaires étrangères a indiqué qu’en dépit des reculs et des défaites infligés au terrorisme ces derniers temps, il  constitue toujours une menace globale face à laquelle aucun pays n'est à l'abri, notamment en raison de sa grande capacité de  mobilité, de mutation, d'adaptation et d'innovation notamment dans ses  modus opérandi. 

Il s’est félicité, dans ce cadre, du travail accompli par le GCTF enrichissant chaque fois l'éventail des instruments que requiert une conduite efficace  de la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme ».

« Ces situations conflictuelles viennent rappeler celles déjà existantes et dont la non résolution continue d'entraver la construction de l'espace méditerranéen, et de maintenir une atmosphère de tension et d’insécurité dans la région » a souligné M. Abdelkader Messahel.  

Il a évoqué, dans ce cadre, la question palestinienne qui « nécessite une conjugaison des efforts en vue de sortir de la situation de blocage  actuel du processus de paix, et mettre fin ainsi aux souffrances quotidiennes du peuple palestinien » en exprimant « le soutien de l’Algérie au droit inaliénable du Peuple palestinien à établir son État indépendant avec Al-Qods comme capital ».