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Dialogue des MAE des 5+5 - Rencontre avec la jeunesse méditerranéenne : M.Messahel souligne les efforts de l’Algérie en direction de la jeunesse 18/01/2019

 

 

 

 

 
En sa qualité de coprésident de la 15ème Conférence des Ministre des Affaires étrangères du Dialogue 5+5, le Ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel a pris part, le 18 janvier 2019, à une rencontre dédiée à la thématique « Young Mediterranean Voices » (la voix des jeunes en Méditerranée). 
 
Le Chef de la Diplomatie algérienne a souligné que « la tenue de cette rencontre est d’autant plus importante que l’Algérie accorde une place privilégiée au rôle de la jeunesse dans la dynamique de développement économique et social engagée sous la conduite du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika et renforcée à la faveur des dernières réformes qu’il a initié à différents niveaux et qui ont été couronnées par une profonde révision de la Constitution dans le but d’approfondir davantage la démocratie en Algérie à travers une participation dans la vie politique et économique plus active de la société civile et de la jeunesse en particulier ».
 
Dans ce cadre, M. Abdelkader Messahel a rappelé la création d’un Conseil Supérieur de la jeunesse à la faveur de la dernière révision de la Loi fondamentale, avec pour mandat  de formuler  des avis et des recommandations au sujet des questions relatives aux  besoins de la jeunesse ainsi qu'à son épanouissement dans les domaines  économique, social, culturel et sportif, de contribuer à la promotion au  sein de la jeunesse, des valeurs nationales, de la conscience patriotique,  de l'esprit civique et de la solidarité sociale.
 
 « Il sera constitué de 172 membres, dont  96 membres représentants de  la jeunesse, avec une parité homme et femme » a rappelé M. le Ministre.
 
La création de cette instance est venue attester de la détermination de l’Algérie de placer la jeunesse au cœur des mutations profondes que connaît l’évolution de la société algérienne qui aspire légitimement à traduire dans la réalité le concept de la démocratie participative qui fait partie désormais du paysage politique de l’Algérie.
 
Poursuivant ce même objectif, a ajouté M. Abdelkader Messahel, « un avant-projet de Loi organique est en cours d’élaboration en vue d’assurer une plus grande participation de la société civile dans le développement du pays, à travers un appui et un accompagnement plus conséquent de l’État au mouvement associatif ». 
 
Le Ministre des Affaires étrangères a souligné, dans le même ordre d’idées, que l’Algérie mène une politique nationale ambitieuse et volontariste de la jeunesse dotée de mesures d’accompagnement des jeunes et visant le renforcement de la coordination intersectorielle et les moyens nécessaires dédiés à la jeunesse ».
 
En relation avec ces mesures, il a rappelé notamment « la promotion de l'emploi qui a constitué depuis les années 2000, un des axes de priorité majeure dans le Programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et l'introduction de mesures visant à encourager la création d'activités par les jeunes porteurs de projets par le biais de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) et de la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), en plus de la politique gouvernementale de la garantie de l’enseignement et de la scolarisation ainsi que les efforts consentis en matière de formation universitaire avec un nombre avoisinant 02 millions d’étudiants et un demi-million de places pédagogiques dans le domaine de la formation professionnelle chaque année ».  
 
A titre illustratif, il y a lieu de rappeler que depuis le lancement de ces dispositifs, 512.472 micro-entreprises ont été créées (dont 10 % par des femmes), et qui ont permis la création de plus d’un million de postes d'emploi, et le financement, en 2018, de près de 30.000 projets par ces deux mécanismes.
 
Dans ce même sillage, M. Abdelkader Messahel a mis en exergue « la coopération dédiée à la jeunesse développée par l’Algérie avec l’Union européenne et ses États membres ainsi que sa participation au programme européen interuniversitaire  "Erasmus Plus" visant à renforcer la coopération et à offrir les possibilités de rencontre, de dialogue et de rapprochement entre les étudiants et les jeunes chercheurs des deux rives de la Méditerranée ». 
 
Le Ministre des Affaires étrangères a clôturé son intervention en soulignant que « le Gouvernement algérien, conscient de l’importance de cette thématique, entend approfondir son action d’appui et d’accompagnement en faveur des jeunes et de la société civile en vue de promouvoir davantage leur implication dans la vie politique et économique du pays et soustraire ainsi la jeunesse de la tentation de la radicalisation et de l’extrémisme, et des dangers de la migration irrégulière.