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Les Libyens ont "suffisamment" de capacités pour régler leurs problèmes (Messahel) 27/06/2018

 

 

 



 Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a indiqué mercredi que les Libyens ont "suffisamment" de  capacités pour régler leurs problèmes, affirmant que le processus de paix  "doit être un processus libyen". 

"Le processus doit être le processus des Nations unies. Je crois que même  la réunion de Paris l’a conforté.

 Ensuite, le processus doit être un  processus libyen. Il faut qu’il y ait une appropriation par les Libyens de  leur avenir, un processus qui préserve l’unité, la stabilité de ce pays", a  indiqué le ministre dans une interview à RFI, affirmant que l’Algérie  adhère à cette démarche. 

"Nous adhérons à cette démarche. Nous avons toujours soutenu les efforts  des Nations unies et nous soutenons aussi tous les efforts qui tendent à  accompagner les Nations unies dans cette mise en £uvre de la feuille de  route et le plan d’action des Nations unies", a-t-il expliqué, précisant  que "Paris est venu renforcer ce courant, eh bien nous l’avons soutenu". 

A une question sur les combats ayant eu lieu récemment dans le Croissant  pétrolier, le chef de la diplomatie algérienne a réitéré la position de  l'Algérie de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres pays. 

"Je vous ai dit, nous n’intervenons jamais dans ces affaires. Nous pensons  que les Libyens ont suffisamment de capacités pour régler leurs problèmes.  

Ce que nous regrettons c’est que ce genre de situation ne concoure pas à ce  que la paix et la stabilité reviennent rapidement", a-t-il répondu,  relevant que la Libye a commencé à reproduire du pétrole à "peu près" ce  qu’elle faisait avant 2010-2011. 

"Ils étaient à 1,2 million barils/jour et ils sont revenus à un million et  quelque barils/jour. Aujourd’hui, avec ce qui s’est passé dans le Croissant  pétrolier -avec l’attaque des deux réservoirs-, ça a quand même diminué la  production. Les Libyens sont capables de trouver des formules pour s’en  sortir", a-t-il estimé. 

Au sujet de la dernière décision des pays membres de l’Opep et non-Opep  d’augmenter la production du pétrole, le ministre des Affaires étrangères a  indiqué que cela n’a pas un impact sur l’Algérie. 

"D’abord l’Algérie est partie prenante à tout ce qui se décide par l’Opep. 
 
Il est évident que les prix sont ce qu’ils sont aujourd’hui. Est-ce que  cela a des conséquences, une baisse ? Je ne pense pas", a-t-il dit,  affirmant qu’au sein de l’Opep, l’Algérie n’a "aucun problème" avec  certains membres de cette organisation. 

"Nous n’avons pas de problème, avec aucun pays au monde. Nous avons une  politique qui est celle de l’Algérie depuis l’Indépendance. On ne s’ingère  jamais dans les questions intérieures des pays et on ne permet à personne  de s’ingérer dans nos affaires intérieures. Nous avons des relations exceptionnelles avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Arabie  saoudite, avec les pays du Golfe. Nous n’avons pas de problèmes, avec aucun  pays", a-t-il souligné.