عربي   Français   English

 


  

M. BELKHADEM appelle à Astana à tarir les sources de financement du terrorisme 05/12/2010

 

M. BELKHADEM appelle à Astana à tarir les sources de financement du terrorisme 


L'Algérie poursuit ses efforts de sensibilisation en direction des pays du Sahel et de la communauté internationale pour parachever l'édifice juridique international destiné à tarir toutes les sources et formes de financement du terrorisme, a affirmé jeudi à Astana M. Abdelaziz BELKHADEM, Ministre d'Etat et Représentant Personnel du Président de la République. 

"L'Algérie sollicite la coopération de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour l'adoption d'un instrument juridique international pénalisant le versement de contreparties financières aux terroristes en échange de la libération d'otages", a indiqué M. BELKHADEM dans un discours prononcé devant la plénière du sommet de l'OSCE. 

Le ministre d'Etat a souligné, dans ce cadre, que la responsabilité première des Etats du Sahel dans le combat antiterroriste et la criminalité transnationale organisée est "primordiale", tout comme la coopération régionale pour une lutte efficace contre les fléaux transfrontaliers, notamment, a-t-il ajouté, dans les domaines de l'échange de renseignements et d'expérience ainsi que l'utilisation des moyens de lutte par les seuls pays de la région. 

"L'Algérie oeuvre, avec les autres pays du Sahel, à institutionnaliser le cadre de consultations et de coopération pour éradiquer les groupes terroristes qui activent dans cette région frontalière" et s'emploie aussi à "favoriser l'émergence de perceptions communes et de politiques reposant sur les priorités et besoins des pays de la région", a encore affirmé le représentant personnel du Président de la République. 

Dans ce contexte, il a rappelé que l'Algérie apporte sa contribution au Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), basé à Alger et que l'Union africain veut ériger en Centre d'excellence. 

Il a mis en exergue également que l'Algérie encourage la coopération établie avec l'Unité d'action contre le terrorisme de l'OSCE et les autres cadres onusiens et internationaux compétents en la matière. 

M. BELKHADEM a indiqué, par ailleurs, que l'Algérie réaffirme son attachement au dialogue des civilisations en tant que vecteur de rapprochement et de compréhension mutuelle. 

"Des efforts résolus sont requis pour imprimer une dynamique nouvelle au dialogue des civilisations pour contrecarrer les effets désastreux de l'idéologie assimilant l'Islam au terrorisme, attisée par un discours haineux, notamment de partis politiques d'extrême droite, relayé par certains médias peu soucieux de la préservation de la coexistence pacifique des cultures et des civilisations", a-t-il plaidé. 

En ce sens, il a noté que l'OSCE a un rôle essentiel dans la lutte contre l'intolérance et la discrimination, en particulier contre l'Islam et les musulmans, à travers ses institutions et structures exécutives en mettant en place des stratégies et politiques efficaces pour la promotion du respect et de compréhension mutuelle. 

S'agissant de la coopération socio-économique entre les deux rives de la Méditerranée, M. BELKHADEM a estimé que des efforts résolus sont nécessaires pour réduire le déséquilibre entre les deux rives et promouvoir le développement durable, ainsi que le désarmement et la non-prolifération. 

"Nous encourageons les efforts destinés à donner davantage de visibilité au partenariat méditerranéen et à assurer un égal traitement de ses membres", a indiqué M. BELKHADEM, soulignant que l'Algérie réitère son appui à l'élargissement du partenariat de l'OSCE à l'Autorité palestinienne qui en a fait la demande depuis 2004 et à tous les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien. 

Le représentant du Président de la République a affirmé dans le même cadre que l'Algérie plaide pour l'établissement d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient. 

Il s'agit d'une mesure de confiance figurant au coeur de la Conférence internationale 2012, indispensable, a-t-il, dit, à la sécurité des pays de la région, mais contrariée par l'arsenal nucléaire israélien qui échappe au contrôle et à la vérification de l'AIEA.