عربي   Français   English

 


  

Abdelkader Messahel participe à Paris à la conférence ministérielle sur la lutte contre le financement du terrorisme 26/04/2018

 

 


Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a pris part, jeudi à Paris, à la Conférence ministérielle sur la  lutte contre le financement du terrorisme, regroupant 80 ministres de 72  Etats, 500 experts et une vingtaine d'organisations internationales. 

Organisée conjointement par la France et l’Organisation de coopération et  de développement économiques (OCDE), la conférence, sous le thème "No money  for terror", sera l’occasion pour les participants de traiter de l’épineuse  uestion du financement du terrorisme et d’examiner les mesures  susceptibles de participer à l’assèchement des sources de financement de ce  fléau. 

Après la journée de mercredi consacrée aux travaux de 500 experts, deux  segments sont prévus jeudi : un des experts et le deuxième des ministres.  

Tous les travaux se déroulent à huis clos. Les conclusions de cette  conférence seront présentées à la clôture par le président français  Emmanuel Macron. 

Le chef de la diplomatie algérienne a été invité à prendre part à cette  conférence, rappelle-t-on, en tant que panéliste sur la thématique "lutter  contre la criminalité organisée pour assécher le financement du  terrorisme". 

Il devra présenter l’expérience algérienne en la matière ainsi que les enseignements tirés de la réunion organisée par l’Algérie et le Forum  global de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur le lien entre le crime  organisé et le terrorisme, tenue à Alger le 25 octobre dernier. 

La Conférence de Paris sera également une opportunité pour le ministre de  mettre en exergue les conclusions et les recommandations de la Conférence  internationale de Haut niveau sur la lutte contre le financement du  terrorisme en Afrique, organisée conjointement par l’Algérie et l’Union  africaine les 9 et 10 avril 2018 à Alger. 

Au cours de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères avait  plaidé pour la mise en place en Afrique d'une "stratégie cohérente" de  lutte contre le financement du terrorisme dans ses différentes dimensions. 

Il avait souligné le besoin "certain" de cerner "davantage" l'évolution  permanente des méthodes, mécanismes, procédés et canaux utilisés autant par  les groupes terroristes que les groupes criminels pour déplacer et faire  circuler leur argent. 
Les organisateurs de la conférence de Paris s'attendent, par les  discussions et débats, à un échange de "bonnes pratiques" dans la lutte  contre le terrorisme et son financement.  

Selon l'Elysée, la déclaration finale reflètera certaines des conclussions  de la conférence, en encourageant les Etats participants à améliorer leur  organisation afin de recueillir, analyser et échanger "efficacement" le  renseignement financier. 

Une "attention particulière" sera accordée, a-t-on indiqué, aux obstacles  qui entravent la coopération internationale entre cellules de renseignement  financier, agences de renseignement, services de police et appareils  judiciaires. 

Globalement, la conférence s'intéressera à la "totalité des sources" de  financement du terrorisme, légales et illégales", comme elle examinera les  différents moyens de circulation des flux financiers : en espèces, par des  moyens informels, par les circuits bancaires et toutes les méthodes de  transferts de fonds.