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Les Maliens doivent s’approprier le processus de mise en œuvre de l'Accord d'Alger (Messahel) 26/01/2018



Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a indiqué vendredi que les Maliens doivent s’approprier le  processus de mise en œuvre de l'Accord d'Alger, soulignant que l'Algérie  s'est "beaucoup" investie dans ce processus. 

"Nous nous sommes beaucoup investis dans le processus qui a amené aux  accords d’Alger. Nous pensons, nous continuons à penser d’ailleurs, tout  comme pour ce qui est de la Libye , que le problème concerne d’abord les  Maliens, c’est à dire toutes les parties signataires.

 Il faut que les Maliens s’approprient le processus de mise en œuvre des engagements qu’ils ont pris", a expliqué le chef de la diplomatie algérienne dans un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI) captée à Paris, relevant que  les Maliens "en ont la capacité". 

M. Messahel, qui s'exprimait en marge du Conseil des ministres de l’Union africaine à Addis-Abeba, s'est dit "certain" que s’il y a une "véritable"  prise en charge du processus, "sans interférence", "on aura franchi de  grandes étapes dans le retour de la paix et la stabilité, dans la  préservation de l’unité, la souveraineté de ce pays voisin, avec lequel  nous partageons beaucoup de choses". 

"Donc, s’il y a une volonté partagée de faire avancer les choses, tant  mieux. D’ailleurs, nous y travaillons pour cela", a-t-il ajouté, soulignant  que tout ce qui va dans le sens de rapprocher les points de vue est une  "bonne nouvelle". 

"Aujourd’hui, le Mali est confronté à beaucoup de défis.

Des défis  sécuritaires, des défis de développement. Ils ont des échéances nationales.  

Je pense que s’il y a des gens qui peuvent être rassembleurs quelque part,  tant mieux. Tant mieux pour le Mali", a-t-il fait savoir. 

A une question sur le terroriste malien Yad Ag Ghali, le ministre des  Affaires étrangères a souligné que ce dernier est "blacklisté" par les  Nations unies et que l’Algérie, qui met en œuvre les décisions de  l'organisation onusienne, lutte contre ces gens-là, précisant qu’Iyad Ag Ghali était allié au terroriste Belmokhtar et aux autres, quand il y a eu  l’enlèvement des diplomates algériens à Gao. 

Le ministre a, dans le même sens, indiqué qu'il a "beaucoup de choses à  dire sur Iyad et sur les services qui ont des liens, qui ont eu des liens  avec lui".