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Sécurité au Sahel: la perception de la menace désormais partagés entre pays du champ et partenaires extra-régionaux (M. MESSAHEL) 08/12/2011

 

 

Sécurité au Sahel: la perception de la menace désormais partagés entre pays du champ et partenaires extra-régionaux (M. MESSAHEL) 

Les pays du champs impliqués dans la sécurité dans le Sahel sont désormais considérés par les partenaires extra-régionaux (Etats-Unis et Européens) comme un regroupement développant une "stratégie partagée" et la menace terroriste est perçue de la même manière par l'ensemble, a indiqué jeudi soir à Bruxelles le Ministre Délégué chargé des Affaires Maghrébines et Africaines, M. Abdelkader MESSAHEL. 

"Les pays du Champ sont maintenant considérés par les partenaires comme un regroupement de pays développant une stratégie partagée articulée autour de principes directeurs et de mécanismes opérationnels communs", a-t-il affirmé, lors d'un point de presse animé à l'issue des entretiens auxquels ils a participé avec des Ministres des affaires étrangères du Mali et du Niger et l'ambassadeur de Mauritanie, avec la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, la 
Task Force de haut niveau ainsi qu'avec le Secrétaire exécutif du service européen d'action extérieur, Pierre Vimont. 

Pour le Ministre, cette rencontre de suivi de la conférence sur le partenariat, la sécurité et le développement tenue les 7 et 8 septembre dernier à Alger, constitue une étape d'un processus de construction d'un partenariat qui s'inscrit dans les stratégies mondiales conduites sous l'égide des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, le crime transnational organisé et la pauvreté. 

"Les discussions ont été denses, utiles et crédibles", a-t-il indiqué, soulignant que l'un des "acquis" des discussions de Bruxelles a été de réaffirmer le principe de partenariat, basé sur l'appropriation par les pays du champ de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la pauvreté. 

"Le deuxième principe qui a été retenu a trait à l'indivisibilité qu'il y a entre la sécurité et le développement", a ajouté M. MESSAHEL, signalant que l'attention des partenaires européens a été également attirée sur le lien qui s'établit "de plus en plus" entre le terrorisme et le crime organisé. 

Pour lui, des connexions "claires" sont désormais établies entre la sécurité et la pauvreté, et plus les populations sont pauvres, plus elles son fragilisées et, partant, "victimes de manipulations". 

Les discussions de Bruxelles ont par ailleurs permis de réitérer les besoins des pays du champ pour assurer la sécurité dans le Sahel, à savoir renforcer les capacités des pays de la région dans la lutte contre le terrorisme, apporter une aide logistique en la matière et le partage du renseignement. 

M. MESSAHEL a rappelé, à ce titre, que l'Union européenne a élaboré une stratégie sur le Sahel visant à contribuer au développement socio-économique dans la région et au renforcement des capacités des Etats concernés. "L'UE a dégagé à cet effet des ressources de l'ordre de 450 millions d'euros", a-t-il dit, affirmant que les responsables de l'UE ont réitéré leur appui à la stratégie régionale mise en place entre les pays de la région qu'ils considèrent comme un "instrument indispensable" à la sécurité et à la stabilité régionale. 

M. MESSAHEL a enfin indiqué que les représentants des pays du champs ont émis le v£u que l'enveloppe promise par les Européens soit "réorientée" vers le développement de la région, notamment la parachèvement de la Transaharienne, une infrastructure routière d'importance et la réalisation de laquelle l'Algérie, a-t-il rappelé, a consenti le plus grand effort. "Quelques 183 millions de dollars seraient encore nécessaires pour achever la réalisation des tronçons restants", a-t-il estimé.