عربي   Français   English

 


  

Forum de Davos : Messahel expose l'expérience algérienne en matière de dé-radicalisation et de lutte contre le terrorisme 23/01/2018

 

 


Le ministre des Affaires étrangères,  Abdelkader Messahel, a exposé mardi à Davos (Suisse) l'expérience  algérienne dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, de la  dé-radicalisation et de la promotion des valeurs du vivre ensemble, de  tolérance et de réconciliation. 

Dans le cadre de sa participation aux travaux du Forum économique mondial  de Davos, en qualité de représentant du Président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, M. Messahel a pris part, en tant que panéliste, à une  session consacrée à la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où  il est longuement revenu sur l'expérience algérienne en matière de lutte  contre le terrorisme. 

Abordant la thématique centrale de la rencontre, le ministre a  indiqué que l'Algérie, "qui fait face à de nombreux défis découlant de la  situation prévalant dans son environnement géopolitique, a réussi à  surmonter ces difficultés, en raison notamment de l'expérience acquise dans  le cadre de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent". 

Il a  rappelé, à cet égard, que l'Algérie, "qui a combattu et vaincu la  furie meurtrière et destructrice de l'hydre terroriste dans les années  quatre-vingt-dix, mobilise aujourd’hui ses ressources pour consolider la  stabilité et la sécurité et promouvoir son développement socioéconomique". 

M. Messahel a, en outre, mis en avant "la contribution de notre  pays à la stabilisation de son voisinage immédiat en optant pour les voies  pacifiques du dialogue, de la concertation et de la négociation". 

Détaillant le contenu de la démarche globale de l'Algérie, initiée par le  Président Bouteflika, M. Messahel a précisé que cette démarche "s'est  appuyée notamment sur la politique de concorde civile et de réconciliation  nationale qui a réuni à nouveau tous les enfants du pays autour d'un seul  agenda, celui de la construction d'une Algérie moderne, démocratique,  républicaine et respectueuse des droits de l'homme et des libertés  fondamentales, ainsi que la mise en place d'institutions et de normes  fondées sur la réconciliation et l'appropriation de ce fait de l'histoire  nationale et de son identité". 

Le chef de la diplomatie algérienne a, également, évoqué les efforts de  l'Algérie pour "l'édification d'un Etat fort, capable et juste, reposant  sur la primauté de l'Etat de droit et disposant d'institutions bénéficiant  de la confiance de la population, en même temps que le retour à la  stabilité politique, économique, sociale et institutionnelle". 

"C'est à cette ambition que répondent les amendements introduits en 2016  dans la Constitution, en l'occurrence le choix de la démocratie  participative, en tant qu'antidote à l'extrémisme violent, au terrorisme et  aux autres fléaux sociaux, le renforcement de la séparation des pouvoirs et  de l'indépendance de la Justice et l'élargissement des espaces de liberté  au profit des différents acteurs au sein de la société, y compris les  partis politiques, les organisations citoyennes et les responsabilités que  ces choix impliquent", a-t-il soutenu.
 
Enfin, M. Messahel a souligné que "la politique de dé-radicalisation et de  mise à l’abri de la population et du pays tout entier de potentiels futurs  risques de radicalisation a été et reste un axe fondamental dans les  programmes sectoriels de l’Etat algérien", indiquant que "cette démarche  multisectorielle inclue les aspects politiques, économiques, sociaux,  éducatifs, religieux et culturels".  

"La mise en œuvre de cette démarche repose fondamentalement sur  l'implication et l'adhésion active de tous les citoyens ainsi que de tous  acteurs publics et privés au sein de la société", a conclu M.  Messahel.