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Tenue les mois prochains à Alger d'une conférence sur le financement du terrorisme (Messahel) 22/01/2018

 

 
 
 
 
Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel a annoncé, lundi, la tenue les prochains mois à Alger, d'une  conférence sur le financement du terrorisme, pour examiner les moyens de  tarir les sources de financement pour les groupes terroristes. A l'initiative de l'Algérie, une conférence sur le financement du  terrorisme va se tenir dans les prochains mois à Alger, a annoncé M.  Messahel, qui s'exprimait sur les ondes de la chaine III de la radio  nationale.  
 
"Auparavant, le terrorisme se finançait par les prises d'otages, le  paiement des rançons avant de s'orienter vers l'exploitation des richesses  de certains pays", a noté le ministre.  
 
Aujourd'hui, a ajouté le ministre, ce phénomène s'"adapte et il  s'autofinance par le trafic de drogue, le trafic des humains dont lequel les passeurs font partie un peu de cette nfiguration qui fait qu'il y a des liens directs entre le crime organisé et le terrorisme". 
 
Au niveau dans notre région, a-t-il souligné, "le terrorisme se finance  beaucoup plus par le trafic de drogue, qui rapporte plus d'un milliard de dollars par an à ces trafiquants.  
 
 En outre, le ministre a estimé dans ce sens qu'"il n 'y a pas plus  dangereux et plus catastrophique que le retour des (éléments armés  étrangers)". L'Algérie a eu à le vérifier à ses dépens dans les années 90, a rappelé le ministre.   
 
"La  décennie noire que l'Algérie avait vécu est due en partie au retour de certains +jeunes égarés+ qui sont partis en Afghanistan pour lutter, soi-disant, contre les +ennemis du Dieu+", a-t-il souligné, rappelant que généralement quand un élément étranger va dans les zones de turbulences,  "il est idéologiquement pris en charge".  
 
Soulignant que le terrorisme, aujourd'hui, "s'adapte", M. Messahel a  ajouté dans le même sens qu'"il   faudrait que la stratégie des pays voisins et la stratégie régionale soient  adaptées en fonction des mutations que connaissent ces mouvements". 
 
"Il y a des réseaux mondiaux, cela est même devenu une multinationale, et  ce retour peut être difficile et pénible pour les pays de destination de  ces (éléments) étrangers", a ajouté le ministre. 
 
 L'invité de la rédaction n'a pas manqué de rappeler le rôle des nouvelles  technologies de l'information. Et là encore, le ministre a rappelé ce qui a  été recommandé à partir d'Alger pour qu'il y ait "un code de conduite" au niveau mondial et tout ce qui a été proposé au niveau de l'ONU pour qu'il y  ait "une Charte mondiale" pour faire en sorte que ces technologies nouvelles "soient bien encadrées et utilisées à des fins de lutte contre le  terrorisme qu'à des fins de propagande pour les groupes terroristes".