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M. Messahel: la décision américaine sur El Qods ne va pas dans le sens de l'apaisement 22/01/2018


Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a déclaré lundi à Alger, que la décision du président américain  de considérer El Qods comme capitale Israël ne va pas dans le sens de  l'apaisement.

"Les mesures unilatérales qui sont prises concernant El Qods ne vont pas  dans le sens de l'apaisement et ne vont pas dans le sens de recherche de  solution bien au contraire ça risque d'aller vers des dérapages et risque  de donner lieu à un regain de tension et de violences dans la région", a  déclaré M. Messahel lors de son passage sur les ondes de la chaine III de  la radio nationale. 

 S'exprimant sur la décision du président américain Donald Trump de  considérer El Qods comme capitale Israël, le ministre a rappelé que la  question d'El Qods a été discutée au niveau régional, et "nous allons nous  réunir en tant que ministres des Affaires étrangères le 1er février au Caire pour voir les résultats du Comité que nous avons chargé de réfléchir  à une stratégie non seulement pour essayer de préserver la caractère  international de la Ville Sainte mais également pour préserver le caractère  tel que défini par les résolutions du Conseil de sécurité". 

 Il sera question, a détaillé le ministre, de voir qu'elle est la  "stratégie arabe" à tenir notamment face au blocage du processus et de paix  et politique au Moyen-Orient notamment en Palestine", exprimant le souhait  que "le processus de paix reprenne conformément aux résolutions des  Nations-Unies et celles adoptées par le Conseil de sécurité". 

Toujours est-il, comme le veut la diplomatie et la politique, "rien n'est  achevé totalement et définitivement" concernant le dossier du Moyen-Orient, a souligné le ministre.  

"Il est toujours possible d'entreprendre des initiatives ou/et des  tentatives de paix. Cela dépendra de la volonté des uns et des autres, et  de la possibilité de faire converger les agendas des uns et des autres pour  que l'objectif, le seul objectif recherché soit celui de permettre à la  stabilité d'être instauré", a-t-il ajouté.  Il suffit pour ce faire, a jugé M. Messahel, de "revenir vers les  
résolutions et les textes qui ont été adoptés dans ce sens au niveau des  Nations-Unies et le Conseil de sécurité, et les appliquer dans toute leur  rigueur". 

Invité à s'exprimer au sujet des propos tenu par le président américain  sous-estimant certains pays d'Afrique, le ministre a déclaré que:  "l'Afrique est un continent émergent, un continent d'avenir qui donne  beaucoup d'espoir, et il doit être respecté, et il sait se respecter".  

"L'Afrique sait parler d'une seule voix, si ces propos sont avérés, et  elle l'a fait notamment à travers le groupe d'ambassadeurs africains au  niveau des Nations-Unies. En Algérie, le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, est parmi les leaders qui ont boosté l'appropriation  par l'Afrique non seulement de ses richesses mais de son propre devenir à  travers notamment le NEPAD", a-t-il noté.