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Abdelkader Messahel fait part à Paris des engagements de l'Algérie pour lutter contre les changements climatiques 12/12/2017

 



Le ministre des Affaire étrangères, Abdelkader  Messahel, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika,  au sommet sur le climat, qui se tient à Paris, a fait part mardi des  engagements de l'Algérie pour lutter contre les changements climatiques. 

Les engagements de l'Algérie, a-t-il dit dans une déclaration à l'APS et à  la Télévision algérienne, visent à "atteindre les objectifs de l'Accord de  Paris" et à "réduire ses émissions de gaz à hauteur de 7 % avec ses propres  moyens", en dépit de la conjoncture économique actuelle. 

Dans le cas où elle "obtenait un soutien financier, technique et  technologique de la part des pays développés, conformément aux dispositions  de l'Accord de Paris", a-t-il tenu à souligner, l'Algérie pourrait  atteindre une réduction de ses émissions de gaz de l'ordre de 22 %. 

Le ministre a indiqué que les actions et les engagements de l'Algérie,  dans ce sens, portent notamment sur le lancement d'un programme national de  développement des énergies renouvelables "visant à couvrir près de 27 % de  la production nationale d'énergie électrique à l'horizon 2030 et à réduire  de 9 % de la consommation d'énergie". 

Il a ajouté, dans ce cadre, que des actions pour l'amélioration de  l'efficacité énergétique touchent les secteurs du bâtiment, notamment pour  l'isolation thermique des logements neufs construits dans le cadre du vaste  programme national, et des transports par la conversion d'un million de  véhicules et de 20.000 bus en GPL. 

Les actions et engagements de l'Algérie concernent également la  réhabilitation du barrage vert qui représente, a-t-il souligné, "une  expérience unique en matière de désertification et de développement des  zones steppiques", évoquant le programme national de boisement et de  reboisement de 1.245.000 hectares. 

Le représentant du chef de l'Etat à "One Planet Summit", qui regroupe 26  chefs d'Etat, 33 chefs de gouvernement, 39 ministres, plusieurs  personnalités et 7 organisations internationales, a rappelé la réalisation,  depuis l'an 2000, d'un programme "ambitieux" de construction de plus de 75  barrages et de rationalisation de l'utilisation de ressources hydriques  pour "faire face au stress hydrique", indiquant que "quatre autres barrages  seront réceptionnés d'ici à fin janvier 2018", portant ainsi la capacité de  stockage à 9 milliards de mètres cubes. 

Il a précisé, à ce sujet, que l'Algérie dispose de 221 petits barrages  pour une capacité de 281 millions de mètres cubes. 
Dans le secteur de la gestion des déchets, il a fait état de l'élaboration  par l'Algérie d'une stratégie, d'ici à 2035, qui vise à "mettre en place une industrie de récupération et de valorisation des déchets à travers le  développement d'un réseau de petites et moyennes entreprises". 

Co-organisé avec les Nations unies et la Banque Mondiale, le One Planet  Summit s’inscrit dans l’agenda de la mise en Œuvre de l’Accord de Paris,  signé le 12 décembre 2015, et s’attache particulièrement aux questions de  financement des actions climat et à l’alignement des flux financiers qui  permettront d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.