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La commission mixte algéro-guinéenne, une "étape importante" dans la mise en place d’une coopération dense (Messahel) 04/12/2017



Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a affirmé que la tenue de la troisième session de la commission  mixte algéro-guinéenne dont les travaux ont débuté lundi à Alger, constitue  une "étape importante" sur la voie de la mise en place d’une coopération  "dense et proactive". 

"J’ai la ferme conviction que cette troisième session constituera une  étape importante sur la voie de la mise en place d’une coopération dense et  proactive qui tient compte des progrès économiques, sociaux et culturels  réalisés par l’Algérie et la Guinée", a indiqué M. Messahel à l’ouverture  de la 3ème session de la commission mixte algéro-guinéenne qu’il a  coprésidée avec son homologue Mamady Touré. 
En ce sens, M. Messahel a relevé que cette réunion de deux jours "est le  fruit d'une volonté politique au plus haut niveau, visant à redynamiser la  coopération bilatérale et à consolider les liens fraternels d'amitié et de  solidarité qui existent entre l'Algérie et la Guinée". 

Il a ajouté que cette session "nous offre l'opportunité de soumettre la  coopération entre nos deux pays à une évaluation exhaustive de nature à  dégager de nouveaux créneaux qui nous permettent de l'entourer des  meilleures conditions de réussite", mettant l’accent sur "la volonté  commune d'approfondir cette coopération et d'insuffler aux relations  bilatérales une dynamique nouvelle". 

Dans ce sillage, Messahel a suggéré de "lancer de nouveaux axes de  oopération et leur imprimer un saut qualitatif", précisant que la  réactualisation des projets de coopération et les nouvelles propositions  que les délégations des deux pays examineront "permettront de relancer, de  manière significative, la coopération bilatérale sur des bases nouvelles". 

Le ministre a fait observer que les échanges commerciaux entre l’Algérie  et la Guinée, dont le volume demeure "modeste", "ne reflètent nullement les  immenses potentialités économiques des deux pays", mettant l’accent sur  "toutes les possibilités de renforcement et de diversification de la  coopération à même de créer les conditions favorables au développement des  échanges bilatéraux". 
Il a estimé "nécessaire" de mettre en place un cadre juridique de  coopération pour "la concrétisation de la dynamique à insuffler à ces  relations, de manière à permettre aux opérateurs économiques, publics et  privés, des deux pays d'explorer toutes les potentialités que recèlent les  économies algérienne et guinéenne". 

M. Messahel s’est félicité, à ce propos, de la participation à cette 3eme  session de plusieurs secteurs, à l'instar de l'enseignement supérieur, du  commerce, de l'industrie, de la culture, de l'agriculture, du tourisme, des  affaires religieuses, de la communication, de la poste et des technologies  de l'information, des ressources en eau, de la santé, de la solidarité, de  la justice, des travaux publics et des transports. 

Le chef de la diplomatie algérienne a, en outre, évoqué l'octroi de  bourses d'étude aux étudiants guinéens, soulignant que l'Algérie accorde  une "place privilégiée" à la dimension humaine et culturelle dans sa  coopération avec la Guinée en étant "l'un des pays à lui avoir ouvert les  portes de ses universités et ses écoles supérieures en vue de contribuer à  former ses futures élites". 
Sur un autre registre, M. Messahel a fait observer que l'Algérie et la  Guinée "partagent le même destin et militent de concert à la réalisation  des objectifs et des idéaux de l'Union africaine dont la République de  Guinée assure actuellement la présidence en exercice". 
Cette session se présente comme "un espace privilégié devant permettre  d'échanger nos expériences nationales et de nous concerter sur les  questions de paix et de sécurité auxquelles est confronté notre continent,  particulièrement à un moment où de nouveaux défis sécuritaires nous  interpellent et nous exhortent à mieux conjuguer nos efforts", a-t-il  souligné. 

"Les liens historiques qui nous unissent et la qualité de nos relations  politiques plaident, également, en faveur d'un renforcement des actions de  coopération en matière de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme  violent ainsi que contre toutes les formes de criminalité transnationale",  a ajouté M. Messahel, plaidant pour que cette coopération s'étende aux  questions qui interpellent l'avenir du continent africain. 

A ce propos, M. Messahel a évoqué le drame que représente désormais la  migration clandestine qui devra être traitée avec "l'urgence qui s'impose".