عربي   Français   English

 


  

Ouverture du 13ème sommet du G15 à La Havane, sous la présidence de l’Algérie 18/09/2006

 

 

DEROULEMENT DES TRAVAUX DU SOMMET 

 

Ouverture du 13ème sommet du G15 à La Havane, sous la présidence de l’Algérie 

Le 13ème sommet des pays du G15 s’est ouvert jeudi à La Havane, à Cuba, sous la présidence du président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, pour discuter des moyens d’atténuer les répercussions négatives de la mondialisation sur les économies des pays du Sud, notamment dans le secteur agricole. 

Le thème de ce sommet du G15, groupe qui se présente comme le porte-voix des pays en développement face aux huit pays les plus industrialisés (G8) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), est ( la lutte pour un commerce plus juste et équitable). 

Les pays en voie de développement (PVD) plaident en faveur de la suppression des aides octroyées par les pays développés à leurs agriculteurs, une pratique qui fausse les prix sur les marchés internationaux et menace le gagne-pain de centaines de milliers d’agriculteurs traditionnels dans les pays du Sud. 

Le sommet du G15 à La Havane se tient la veille de la 14ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du Mouvement des Non-Alignés (MNA), vendredi et samedi dans la capitale cubaine. 

Le précédent sommet du groupe des quinze a eu lieu en février 2004 à Caracas, au Venezuela. 

Le G15 a été créé lors du 9ème sommet des pays non-alignés organisé à Belgrade, en ex-Yougoslavie, en septembre 1989, avec comme objectifs la promotion de la coopération Sud-Sud et la revitalisation du dialogue Nord-Sud. 

Le G15, initialement composé de quinze pays (d’où son nom), regroupe actuellement 19 Etats. Il s’agit de l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Jamaïque, le Kenya, le Nigeria, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, le Sénégal, le Sri Lanka, le Venezuela et le Zimbabwe. 

L’Algérie préside le G15 depuis mars 2004. 


 

Le G15 appelle à plus d’efforts pour la dette et plaide pour le multipartisme 

Les pays du G15 ont appelé jeudi au terme de leur 13è sommet tenu à La Havane, sous la présidence de l’Algérie, les pays développés à faire plus d’efforts concernant la dette des pays pauvres et souligné leur attachement au multipartisme comme (condition sine qua non) à la paix et la sécurité internationales. 

Dans un communiqué sanctionnant le sommet, les 19 pays du Groupe ont qualifié de ( primordial ) la question de la dette extérieure, reconnaissant la décision prise par le G8 en juin 2005 d’annuler les dettes dues par les pays pauvres les plus endettés. 

(Nous mettons l’accent sur la nécessité d’envisager des mesures supplémentaires visant à garantir la durabilité des dettes à long terme à travers l’accroissement accru du financement basé sur l’aide et l’allègement significatif de la dette ou sa restructuration sur une base concessionnel en faveur des pays en développement à revenu bas et moyen), ajoute le communiqué, dont l’APS a obtenu copie. 

Au sujet des négociations sur la libéralisation des échanges commerciaux du cycle de Doha, le G15 a exprimé sa (profonde frustration quant à l’absence de volonté des pays développés, bénéficiaires essentiels des rounds précédents des négociations sur le commerce), à faire les concessions nécessaires pour permettre le succès des négociations. 

Les négociations sur le cycle de Doha, entamées en 2001, sont dans l’impasse depuis la conférence ministérielle de l’OMC à Cancun (Mexique) en septembre 2003, en raison du refus du quartette Etats-Unis, UE, Japon et Canada de céder aux PVD qui exigent des pays développés qu’ils éliminent les subventions à l’exportation et réduisent leurs soutiens abusifs à leurs agriculteurs. 

( Nous considérons que cette impasse n’est pas seulement un recul des promesses de développement de Doha, mais constitue aussi une entrave à l’émergence d’un régime de commerce international équitable ), ajoute le texte. 

Les pays du G15 ont appelé, à cet effet, ( les partenaires développés au sein de l’OMC à faire preuve de flexibilité en vue de la relance des négociations, d’une manière qui puisse garantir le succès ). 

Au sujet des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le G15 a exprimé sa ( profonde inquiétude quant aux retards accusés et à la lenteur des progrès ) dans leur réalisation, appelant ( tous les membres de la communauté internationale à oeuvrer de concert pour la mise en place d’un financement innovant du développement afin de contribuer au parachèvement des OMD ). 

( Nous réaffirmons notre engagement à participer aux discussions en cours sur la réforme des Nations unies qui devraient aboutir à un système plus attentif aux besoins et aux intérêts des pays en développement ), ajoute encore le communiqué conjoint. 

S’agissant des questions liées à la paix et à la sécurité internationales, les pays du G15 ont réaffirmé leur (conviction que le multilatéralisme constitue la condition sine qua non à la préservation et la promotion de la paix et de la sécurité internationales). 

Ils ont ( déploré avec force les massacres et les pertes en vies humaines et les destructions à grande échelle des infrastructures du Liban contrairement aux conventions internationales établies et aux principes du Droit humanitaire international ) et exprimé leur ( profonde préoccupation vis-à-vis des pratiques israéliennes néfastes dans les territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Ghaza ). 

Au chapitre de la santé, le sommet de La Havane a (réaffirmé le droit de faire usage des moyens de flexibilité pour promouvoir l’accès de tous aux médicaments, y compris la production des médicaments génériques antiviraux et autres médicaments essentiels pour la lutte contre les infections liées au SIDA). 

Les pays du G15 ont d’autre part ( appelé la communauté internationale à développer un consensus politique en vue de promouvoir et de mettre en place les arrangements coopératifs à même d’assurer une migration régulière, organisée, sécurisée et non discriminatoire visant à diminuer les risques associés à la migration irrégulière). 

Ils ont également donné leur ( accord de principe ) à la création du Fonds de coopération du G15 pour l’Afrique, ( afin d’assister les pays africains dans le besoin dans les efforts qu’ils déploient pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement durable). 


 

Clôture des travaux du 13ème sommet du G15 à La Havane 

Le 13ème sommet des pays du G15 s’est clôturé jeudi soir à La Havane, à Cuba, après près de six heures de travaux, en grande partie à huis clos. 

Ce sommet, qui s’est déroulé sous la présidence du président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, avait pour thème (développement rural, agriculture et gestion des ressources en eaux). 

Les débats ont cependant largement débordé ce thème pour aborder les moyens de renforcer le Groupe des quinze. 

Le président iranien, M. Mahmoud Ahmedinedjad, dont le pays a pris officiellement jeudi la présidence du G15 à la suite de l’Algérie, a plaidé lors de son intervention en faveur de la création d’un Fonds spécial qui aurait la fonction de banque commune, dans le but d’intensifier les échanges commerciaux entre les 19 pays membres du groupe. 

De son côté, le président vénézuélien, M. Hugo Chavez, après avoir dressé une image sévère de la situation du Groupe, qui selon lui est ( proche de la mort ), a affirmé son attachement à contribuer à faire ( revivre ) le G15. 

Il a estimé que l’existence même de ce groupe était la preuve que (le Sud existe) politiquement. 

(Le soutien, la compréhension sans faille et la bonne volonté que vous avez témoignés nous ont permis de passer ensemble une journée mémorable), a déclaré le président BOUTEFLIKA à la clôture du sommet. 

Il a rappelé que les pays membres du G15 avaient (toujours milité, au sein de l’Onu et des instances internationales, en faveur d’un monde meilleur). 

Force est de constater que dans quelques domaines il y a eu quelques progrès, dans d’autres, par contre, qui sont particulièrement vitaux pour le tiers monde, aucun progrès n’a été réalisé), a-t-il ajouté. 

(Bien au contraire, a-t-il déploré, le continent africain (à) a régressé par rapport à la position qui était la sienne ). 

( Au lieu de se trouver dans une position où constamment nous nous adressons au Nord en quémandeurs, nous avons essayé de faire le bilan de nos potentialités et voir les moyens qui sont à notre portée ), a-t-il poursuivi, en résumant la teneur des travaux. 

Le chef de l’Etat s’est félicité de la ( volonté politique ) affichée par les pays membres du G15 pour faire ( renaître ) le Groupe. 

Le prochain sommet du G15 se tiendra à Téhéran, en 2007, ont décidé les pays membres. Le suivant aura lieu probablement au Brésil. 

Le sommet du G15 à La Havane s’est tenu la veille de la 14ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du Mouvement des Non-Alignés (MNA). 

Le G15 a été créé lors du 9ème sommet des pays non-alignés organisé à Belgrade, en ex-Yougoslavie, en septembre 1989, avec comme objectifs la promotion de la coopération Sud-Sud et la revitalisation du dialogue Nord-Sud. 

Le G15, initialement composé de quinze pays (d’où son nom), regroupe actuellement 19 Etats. Il s’agit de l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Jamaïque, le Kenya, le Nigeria, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, le Sénégal, le Sri Lanka, le Venezuela 
et le Zimbabwe.