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L'Algérie disposée à soutenir le développement du Tchad 07/09/2017

 

 

 

 

 

 

L'Algérie est disposée à soutenir le développement du Tchad et à le renforcer selon les besoins de ce dernier, a affirmé jeudi à Paris le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, soulignant l'attachement de l'Algérie au parachèvement du développement tchadien.


"L'Algérie reste fortement attachée au parachèvement de ces projets qui ont une incidence directe sur le désenclavement du Tchad et son développement. Elle est disposée à prendre en charge la réalisation de certaines études de faisabilité de projets retenus dans le Programme national de développement (PND) pour les cinq années à venir", a précisé le ministre, en qualité de représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au cours de son intervention à la table-ronde sur le financement du développement au Tchad organisée jeudi et vendredi à Paris.


La réunion, qui se tient sous le haut patronage du président tchadien, M. Idriss Deby Itno, et à laquelle a pris part le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, vise à mobiliser les partenaires du Tchad autour de projets structurants consignés dans le PND et à développer les synergies à même de faciliter la diversification de l'économie tchadienne et lui  

permettre d'amorcer sa croissance dans différents secteurs.


M. Abdelkader Messahel a indiqué dans ce contexte que "cette action de solidarité s'ajoutera à l'appui qu'apporte l'Algérie, depuis plus d'une décennie, au Tchad en matière de formation de ses étudiants contribuant ainsi au renforcement et au développement des ressources humaines dont a tant besoin ce pays frère".


A ce titre, a-t-il ajouté, l'Algérie "octroie annuellement plus d'une centaine de bourses d'études aux ressortissants tchadiens pour poursuivre leur formation en Algérie dans diverses filières", affirmant qu'elle reste disposée à "poursuivre cet effort et à le renforcer davantage selon les besoins du Tchad et les capacités en la matière de l'Algérie".


Le chef de la diplomatie algérienne a tenu à préciser que l'Algérie "considère que le développement socio-économique  constitue le socle de la sécurité et de la stabilité et représente, également, le moyen le  plus efficient  de lutte contre la violence extrémiste et la crise migratoire qui ont pris ces dernières années une dimension singulière".


Un tel développement "doit, en conséquence, demeurer au centre des objectifs que se sont fixés les plans de redressement nationaux comme c'est le cas aujourd'hui au Tchad, à travers le PND et au coeur d'une solidarité internationale empruntant les voies d'un partenariat gagnant-gagnant".


Pour le MAE, cette politique gagnerait à être "consolidée par un effort d'intégration régionale visant à  renforcer les synergies fonctionnelles supranationales", faisant remarquer que "dans le souci de mieux fructifier cet atout dont le rôle a été mis en valeur par le NEPAD, la mise en place de formules de partenariat avantageuses pour le parachèvement des projets de développement régionaux, dit structurants, à l'instar de la Route Transsaharienne, du gazoduc Alger-Lagos et de la dorsale transsaharienne à fibre optique, serait vivement recommandée".


Il a indiqué que ces projets, conçus pour promouvoir les échanges et l'intégration entre les pays de la région,  revêtent "une importance stratégique compte tenu de leur impact certain sur la fructification des potentialités révélées au niveau des zones transfrontalières communes".