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KHELIL : Le pourcentage de réduction des quotas actuels de production des pays-OPEP maintenu 20/12/2008

 

KHELIL : Le pourcentage de réduction des quotas actuels de production des pays-OPEP maintenu 


Le ministre de l’Energie et des Mines et Président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), M. Chakib KHELIL, a indiqué mercredi à Oran que les réductions, en termes de pourcentage, des quotas des pays membres de l’Organisation ont été maintenues suite à la décision de baisser sa production, à partir de janvier prochain, de 2,2 millions de barils par jour (mbj). 

Lors d’une conférence de presse donnée à l’issue de la 151ème conférence de l’OPEP tenue à Oran, M. KHELIL a indiqué que sur cette base, l’Algérie aura baissé sa production de 200.000 bj cumulables depuis septembre pour la ramener à 1,2 mbj contre 1,4 mbj auparavant. 

M. KHELIL a tenu à souligner que l’OPEP n’a pas décidé de baisser sa production dans un objectif de prix. Le plus important étant de ramener le niveau des stocks à 52 jours contre 57 jours actuellement et a souhaité une stabilisation des cours autour de 70 à 80 dollars le baril. 

L’Organisation a pris la décision d’une coupe de 4,2 mbj cumulée depuis septembre ''en tenant compte du développement et des intérêts à long terme de L’industrie pétrolière'', selon le ministre qui a souhaité que cette nouvelle baisse contribue à la stabilité du marché. 

En fonction de cette baisse, le plafond de production de l’OPEP sera réduit à 24,8 mbj contre 29 mbj avant septembre. Le marché ''ne s’attendait pas à cette décision sévère'', a-t-il considéré. 

L’OPEP a demandé la collaboration des pays producteurs non membres qui devraient baisser leur niveau de production, a-t-il poursuivi. 

Concernant la nouvelle baisse de production estimée à 2,2 mbj à partir de janvier 2009, M. KHELIL a indiqué que l’Irak n’est pas concerné par le système de quotas et peut continuer à produire en fonction de ses capacités. 

''Nous prévoyons une autre conférence en mars 2009 à Vienne et nous n’avons pas besoin d’une autre réunion extraordinaire pour décider d’une nouvelle baisse car le plus important maintenant est de s’assurer du respect de cette décision et de la stabilité entre l’offre et la demande'', a-t-il ajouté. 

Dans cette perspective, ''nous nous attendons, si nécessaires, à de nouvelles baisses lors des prochaines réunions extraordinaires de l’Organisation pour stabiliser les prix entre 70 et 80 dollars le baril, a-t-il encore souligné. 

Par ailleurs, il a relevé que l’économie de la Russie (non membre de l'OPEP) est étroitement liée aux cours mondiaux du pétrole et qu'elle est obligée de contribuer à l’action de l’OPEP pour équilibrer le marché et financer ses investissements dans ce secteur. 

Quant au Mexique, également non membre de l’OPEP, sa production est en nette baisse (200.000 bj en rythme annuel), a précisé M. KHELIL en estimant que cette situation va aider à stabiliser les cours. 

Questionné sur les répercussions de l’élection de Barack Obama sur l’économie mondiale et la demande de brut, il a indiqué que l’OPEP compte étudier les effets de son élection.