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Le gouvernement en phase de prendre des mesures urgentes face au flux important de migrants clandestins (Messahel) 10/07/2017




 
Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader  Messahel, a affirmé lundi à Alger que le gouvernement était en phase de  "prendre des mesures urgentes" pour faire face au flux important de  migrants clandestins, derrière lequel se cache des "réseaux organisés",  précisant que le phénomène constitue désormais "une menace pour la sécurité  nationale". 

En marge d'un atelier international sur "le rôle de la réconciliation  nationale dans la prévention et la lutte contre lÆextrémisme violent et le  terrorisme", M. Messahel a déclaré à la presse que l'Algérie "suit de près  le phénomène de l'immigration clandestine des Africains pour qui l'Algérie  est devenue une destination", affirmant que le gouvernement était "en phase  de prendre des mesures urgentes pour faire face à ce flux important de  migrants clandestins derrière lequel se cache des réseaux organisés" et  constituant désormais "une menace pour la sécurité nationale". 

Cette menace "émane d'une mafia organisée comprenant des Algériens qui  encadre les opérations de migration clandestine vers l'Algérie après la  fermeture de l'accès libyen du fait de la présence des forces étrangères et  de représentants de l`Organisation internationale pour les migrations  (OIM)".

Il a ajouté que les réseaux de trafic humain sont en relation directe avec  certains groupes terroristes et le crime organisé et que face à cette  situation "il est de notre devoir en tant que gouvernement et Algériens de  défendre la souveraineté et la sécurité de notre pays, et c'est aussi un  droit", rappelant, à ce propos, les mesures prises à cet effet par certains  pays européens. 

Réagissant aux déclarations de certaines ONG algériennes et étrangères et  quelques partis politiques, M. Messahel a affirmé que "l'Algérie n'a pas à  recevoir de leçon d'aucun individu, organisation ou parti politique, et ses  enfants ont le devoir de la défendre", ajoutant que le gouvernement  demeurait "vigilant".  

"Les Algériens sont connus pour leur accueil chaleureux et leur  esprit de fraternité mais ils sont cependant jaloux de la souveraineté et  de la sécurité nationales", a-t-il dit. 
 
Rappelant que l'Algérie a "des lois qui interdisent l'immigration  clandestine sur son territoire", le ministre a précisé que des conventions  existent avec les pays d'origine comme le Niger et le Mali à la faveur  desquelles sont périodiquement organisées des opérations de rapatriement.  

Des négociations sont en cours avec d'autres pays pour le rapatriement de  leurs ressortissants dans le cadre des conventions internationales connues. 

Concernant les risques de l'immigration clandestine et ses liens avec  le terrorisme, M. Messahel a tenu a préciser que "5.000 Africains" figurent  parmi les combattants étrangers au sein des organisations terroristes,  ajoutant que ce chiffre est "énorme". 

Il a rappelé, dans ce sens, les statistiques de l'ONU selon  lesquelles les revenus de la contrebande s'élèvent annuellement à 800  millions de dollars, précisant que ces fonds sont utilisés pour le  financement du terrorisme. 

Vingt millions d'Africains contraints de fuir le climat rude, le  chômage et les conflits trouvent des difficultés à rejoindre l'Europe après  la fermeture de tous les accès, a indiqué M. Messahel.