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M. Messahel entame une visite de travail de deux jours à Bruxelles 22/05/2017

 

 

Le ministre des Affaires maghrébines, de  l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a  entamé lundi une visite de travail aux institutions européennes, à  Bruxelles, à l'invitation de la chef de la diplomatie européenne, Federica  Mogherini.
 
Lors de cette visite de travail de deux jours, le ministre s'entretiendra  avec le Commissaire européen en charge de l'Union de la sécurité, M. Julian  King, avec la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les  Affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi qu'avec le  Représentant spécial de l'UE pour le Sahel, M. Angela Losada. 

Les entretiens de M. Messahel avec les responsables européens devraient  permettre "un échange de vue sur la situation régionale, notamment au  Sahel, au Sahara occidental et en Libye",  a indiqué une source  diplomatique. 

Le ministre devrait également examiner avec les responsables européens,  lors de ces rencontres de haut niveau, "les voies et moyens de renforcer le dialogue bilatéral dans le domaine de la sécurité, de la lutte contre la  radicalisation, le terrorisme et l'extrémisme violent". 

Le ministre présentera au Comité politique et de sécurité de l'UE, au  deuxième et dernier jour de la visite, l'expérience de l'Algérie en matière  de déradicalisation et de lutte contre le terrorisme. 

Il reviendra également sur les efforts de l'Algérie pour promouvoir la  paix dans la région en £uvrant pour le règlement pacifique des conflits. 
Lors d'une conférence organisée en décembre dernier au Parlement européen  à Bruxelles, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et  de la Ligue des Etats arabes, a mis en garde contre la montée de  l'islamophobie, du racisme, de la xénophobie et des interventions  militaires étrangères, soulignant que ces facteurs "alimentent la  radicalisation" et "le terrorisme". 

"(...) la montée inquiétante de l'islamophobie, du racisme, de la  xénophobie ainsi que les interventions militaires étrangères et le non  
règlement des conflits en violation du droit international sont aussi des  facteurs qui alimentent la radicalisation et servent les objectifs et les  intérêts des partisans de l'extrémisme violent et le terrorisme", avait-il  déclaré lors de cette conférence. 

Il avait affirmé, dans ce contexte, que l'Etat algérien a pris "à sa juste  mesure" la question de la radicalisation et de l'extrémisme violent et a  adopté une stratégie de lutte contre les facteurs susceptibles de favoriser  l'apparition et le développement du phénomène de radicalisation.