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La tournée de M. Messahel en Libye à l'ordre du jour de la visite de M. Kobler à Alger 26/04/2017

 




 
La tournée effectuée récemment par le ministre  des Affaires maghrébines, de l'Uninon africaine et de la Ligue des Etats  arabes, Abdelakader Messahel, a été mercredi à l'ordre du jour des  entretiens entre M. Messahel et le Représentant spécial du secrétaire  général de l'Onu pour la Libye, Martin Kobler, qui a souligné l'importance  d'aller à la rencontre des Libyens à l'intérieur de leur pays. 

"M. Messahel, un ami, j'apprécie sa sagesse et les conseils qu'il nous  donne. nous avons parlé  de sa tournée en Libye et je pense que s'était  quelque chose de très important pour renforcer le  message, que ce n'est  que le dialogue politique qui compte. Il n'y a pas de solution militaire",  a déclaré M. Kobler, au terme de sa rencontre avec M. Messahel. 

 Après avoir souligné l'importance de parler directement aux Libyens dans  leur pays, M. Kobler a fait savoir qu'il venait aujourd'hui de Tripoli où  on lui a parlé de la visite de M. Messahel et de "ses rencontres et avec  qui il a parlé". 

"Les gens en étaient très reconnaissants et ça a donné de l'espoir pour le  peuple, parce que la chose la plus importante, c'est de ne pas parler de la  Libye en dehors de la Libye mais d'aller là dedans et de parler direct avec  le peuple, les politiciens et la jeunesse. C'est la premier fois où un  politicien de pays limitrophe a fait une tournée et parler avec les  Libyens".  

Dans le même contexte, le responsable onusien a exprimé sa  "reconnaissance"  particulièrement  à la politique de Algérie et du  ministre Messahel personnellement de "soutenir le processus des Nations  unis".  

"Je ne parle pas d'une initiative algérienne mais je parle des efforts de  l'Algérie de soutenir un processus et de mettre en oeuvre un accord  politique libyen, aussi de soutenir le processus d'amendement (de  l'accord)", a notamment indiqué M. Kobler. 

Dans cet ordre d'idées, le responsable onusien a ajouté que "nous avons vu  comme un certain blocage et qu'il faut changer quelques articles de  l'accord politique libyen", appelant dans ce sens à "un soutien des Nations  unies".  

"Ca devrait être un processus des Nations Unies. On a beaucoup  d'initiatives de tout le monde. Mais, je crois que la politique de  l'Algérie et du ministre Messahel, personnellement, de soutenir le  processus des Nations Unies est +très importante+".  

A la même occasion, M. Kobler a fait part de son rejet des "interférences  de l'extérieur (dans la crise en Libye)", saluant "tout soutien aux efforts  de règlement, les relations amicales, les pourparlers ainsi que le dialogue  avec les interlocuteurs en Libye". M. Kobler a, par la suite, insisté sur  les "contacts avec les gens, le peuple, les politiciens mais d'une manière  qui n'est pas considérée comme interférence (dans les affaires libyennes)",  car, a-t-il réitéré, "les Libyens eux-mêmes doivent décider de leur  destin". 

"Notre tache est d'oeuvrer pour que les gens se mettent ensemble autour  d'une table et décider d'eux-mêmes. Il faut soutenir le processus, les  assister et non pas les remplacer", a conclu M. Kobler.