عربي   Français   English

 


  

Sept accords de coopération seront signés lors de la prochaine session de la grande commission mixte algéro-tunisienne 05/03/2017

 



 
Le ministre des affaires maghrébines, del'union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a annoncé dimanche à Alger que la prochaine session de la grande commission mixte algéro-tunisienne prévue jeudi à Tunis sera sanctionnée par la signature de 7 accords de coopération couvrant différents domaines. 

Un de ses accords portera sur la coopération sécuritaire et un autre relatif à la délimitation des frontières maritimes entre les deux pays, a indiqué M. Messahel qui s'exprimait au terme de la 19e session du comité de suivi algéro-tunisien. 

Le ministre qui a co-présidé avec le ministre des affaires étrangères tunisien Khemaies Jhinaoui cette rencontre préparatoire à la 21e session de la grande commission mixte a précisé que ces accords ouvriront de larges perspectives au développement et à l'élargissement de la coopération notamment dans les domaines économique, commercial et industriel. 

Il a fait savoir que la réunion de la commission de suivi qui s'est tenue les 4 et 5 mars a permis l'évaluation de l'action bilatérale commune depuis la dernière session de la grande commission qui s'est réunie en octobre 2015 à Alger se félicitant de la mise en oeuvre des accords retenus à cet occasion et qui a permis d'impulser la coopération bilatérale. 

Il a rappelé que 130 visites ont été échangées à tous les niveaux et que 30 programmes communs ont été mis en oeuvre dans différents domaines tels l'énergie, l'industrie, le commerce, l'agriculture, l'enseignement supérieur, les technologies de l'information et de la communication ainsi que la culture. 

 Il a révélé que la valeur des échanges a atteint plus d'un (01) milliard de dollars en 2016. 1,2 million de touristes algériens ont visité ce pays voisin. 

Pour sa part, le Chef de la diplomatie tunisienne Khemaies Jhinaoui a mis en avant l'importance de la prochaine session de la grande commission mixte algéro-tunisienne au regard des accords qui seront signés dans ce cadre notamment l'accord sécuritaire. 

 Il a précisé que cet accord prévoyait le renforcement de la coopération sécuritaire et militaire pour faire face aux dangers qui pèsent sur nos pays notamment le terrorisme, le trafic de drogue, le crime organisé, la migration clandestine et la traite d'humains. 

Pour lui, cet accord est une preuve de plus du degré de rapprochement entre les deux pays et leur convergence de vues sur la nécessité de préserver la sécurité de l'Algérie et de la Tunisie. Il a réaffirmé la détermination des deux pays à intensifier leur coopération dans ce domaine pour faire face aux menaces qui les guettent.  

Les travaux de la 19e session du comité de suivi algéro-tunisien ont été clôturés par la signature du procès verbal de la réunion par MM. Messahel et Jhinaoui. 
 
L'Algérie et la Tunisie déterminées à trouver une solution politique et consensuelle à la crise libyenne- 
 
Lors d'une conférence de presse conjointe en marge de la rencontre, les deux responsables ont réaffirmé la détermination de leurs pays à trouver une solution politique et consensuelle à la crise libyenne, insistant sur la nécessité de privilégier le dialogue interlibyen. 

Les deux parties ont regretté les récents affrontements dans la région du Croissant pétrolier qui n'aident pas, selon eux, à sortir de la crise en Libye. 

 "Nous sommes pour le dialogue et contre le langage des armes", a soutenu M. Messahel, précisant que l'Algérie était en contact permanent avec toutes les parties dans ce pays jusqu'à l'engagement d'un dialogue sérieux et inclusif pour sortir de la crise. 

Le ministre a insisté sur le rôle de l'ONU dans le règlement de cette crise et le nécessaire respect par les Libyens de l'accord politique du 19 décembre. 

Evoquant la réunion des pays voisins pour examiner la crise libyenne et les dangers qui guettent les Etats de la région, prévue début avril prochain à Alger, M. Messahel a mis en avant le rôle majeur de ces Etats dans la coordination et l'échange d'informations. 

Outre l'Algérie et la Libye, la réunion verra la participation de la Tunisie, de l'Egypte, du Tchad, du Soudan et du Niger. 

Le ministre tunisien des Affaires étrangères a, pour sa part, affirmé que la solution en Libye "doit être consensuelle et non militaire", rappelant la responsabilité de l'ONU et du Conseil de sécurité. 

Il a précisé que la visite du président tunisien, Béji Caïd Essebsi, en Algérie en décembre 2016 et sa rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika avaient permis d'examiner la situation en Libye, soulignant que cette démarche dénotait tout l'intérêt accordé par les directions des deux pays, aux côtés de l'Egypte, à une solution pacifique en Libye. 
       
Les travaux de la 19e session du comité de suivi algéro-tunisien ont, par ailleurs, permis d'aborder la situation au Sahel, ont indiqué les deux responsables, mettant en exergue les efforts des deux pays en faveur du rétablissement de la stabilité dans la région. 

La 21e session de la Grande commission algéro-tunisienne qui se tiendra le 9 mars prochain à Tunis sera co-présidée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son homologue tunisien, Youssef  Chahed.