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M. Lamamra s'entretient à Bruxelles avec le commissaire européen chargé de la PEV 15/02/2017

 

 

 


 
Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra s'est entretenu, mercredi à Bruxelles, avec le commissaire chargé de la Politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissements, Johannes Hahn. 

"Nous allons adopter prochainement un plan d'action qui correspond aux priorités nationales que l'Algérie a déterminé dans le cadre de la Politique européenne de voisinage (PEV)", a annoncé le ministre à l'issue de sa rencontre avec le commissaire européen. 

La signature de ce plan d'action devrait intervenir lors du prochain Conseil d'association Algérie-UE prévu le 13 mars prochain à Bruxelles. 
Il s'agit d'"un plan d'action spécifique à chaque pays", élaboré sur la base des besoins exprimés par ces derniers, a expliqué le ministre, relevant  "une appropriation totale" de l'instrument par les pays participants à ce mécanisme. 

Selon le chef de la diplomatie algérienne, "il y a une évolution considérable dans la conception de la PEV" , ce qui explique que l'Algérie sera partie prenante de cet instrument qui "il fut un temps s'appliquait à tout le monde". 

"L'Algérie s'était éloignée de ce cadre de coopération tant il était contraignant", a rappelé le ministre qui a souligné que l'Algérie n'a décidé d'adhérer à ce mécanisme qu'apès sa révision.Une révision menée avec la contribution des pays concernés dont l'Algérie qui a réussi à "faire admettre à son partenaire européen ses  avantages comparatifs" en tant que fournisseur sûr et régulier de gaz et d'acteur majeur de maintien de la paix et de la sécurité dans la région, contribuant directement à la neutralisation de fléaux et menaces affectant le partenaire européen. 

"Sur cette base, nous considérons que le moment est venu de bénéficier de cet instrument de partenariat que l'UE met à la disposition de ses autres partenaires", a-t-il affirmé. 

Le ministre des Affaires étrangères a relevé également l'existence de "perspectives pour le nouvel exercice budgétaire". 

"Nous avons bon espoir que la part réservée à l'Algérie sera conséquente en proportion avec la capacité d'absorbtion de l'Algérie, ses priorités en matière de diversification de l'économie  et de modernisation de différents secteurs de l'économie nationale", a-t-il ajouté. 
L'Algérie qui n’a  bénéficié que de 120 à 148 millions d'euros dans la cadre de la programmation budgétaire européenne (2014/2017), contre 890 millions pour le Maroc et 246 millions pour la Tunisie n'avait pas caché son "insatisfaction suite à cette dotation inappropriée" par rapport aux objectifs ambitieux fixés par les deux parties.