عربي   Français   English

 


  

Messahel souligne la nécessité pour la Libye d'avoir des institutions "fortes" 25/01/2017

 

 

 
 
Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a souligné mercredi à Alger la nécessité pour la Libye de se doter d'institutions fortes "pour combattre le terrorisme et le crime organisé". 

Lors d'une rencontre avec la presse nationale, M. Messahel a affirmé que l'urgence pour la Libye "est d'aller vers des institutions fortes à leur tête une armée et un gouvernement d'union nationale pour notamment combattre le terrorisme et le crime organisé", estimant que les Libyens "ont les capacités de reconstruire leur pays". 
*
A cette occasion, le ministre a réitéré la position algérienne pour le règlement de la crise libyenne basée sur le respect de la souveraineté de la Libye, la non-ingérence dans ses affaires internes et le dialogue interlibyen, affirmant que l'Algérie "jouit de la confiance des différentes parties libyennes 
en étant à équidistance de toutes ces parties". 

Pour M. Messahel, la solution politique à cette crise "ne doit pas être imposée mais doit émaner des Libyens eux-mêmes dans le cadre d'un dialogue  impliquant toutes les parties libyennes concernées". 

Il a indiqué que l'accord politique du 17 décembre 2015, signé sous l'égide de l'Onu, "a été conclu pour gérer une transition" en prévoyant la mise en place de trois institutions, à savoir la chambre des représentants, le Haut comité d'Etat et le Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale. "Ce processus onusien tarde à être mis en oeuvre et il y a risque de dérives", a-t-il fait remarquer. 

Concernant les efforts de l'Union africaine (UA) pour le règlement de la crise libyenne, il a rappelé la mise en place d'un Comité de cinq chefs d'Etat africains pour la gestion de cette crise, ajoutant que l'Algérie avait demandé l'élargissement de ce Comité aux pays voisins. 

"Notre demande a été entendue et retenue et le Comité s'est transformé en 5+7", a-t-il souligné. 
Dans le cadre de ces efforts, le Comité chargé de la Libye se réunira vendredi à Brazzaville (Congo) au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA.