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Nécessaire activation du mécanisme A3 en tant que ligne de front de l'action diplomatique au niveau de l'ONU (Lamamra) 17/12/2016

 




 
Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Ramtane Lamamra, a affirmé samedi à Oran l'impératif d'activer le mécanisme A3 en tant que ligne de front de l'action diplomatique commune de l'Afrique au niveau de l'ONU pour une prise en compte des positions du Continent.  

"Il est impératif de permettre au mécanisme A3 de l'action diplomatique commune de l'Afrique de bénéficier des décisions du Conseil de paix et de sécurité de l'UA", a précisé M. Lamamra dans une allocution à l'ouverture samedi à Oran des travaux du 4ème Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique. 

"Nous sommes tous convaincus de l'importance de trouver des solutions africaines aux problèmes du Continent à appliquer en collaboration avec la communauté internationale et dans le cadre du respect des prérogatives des parties concernées", a-t-il expliqué. 

Le mécanisme A3 est composé de trois pays africains qui ont la qualité de membres non permanents au Conseil de Sécurité. 

M. Lamamra a rappelé que la 29e session historique de l'Assemblée générale de l'ONU, présidée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en sa qualité alors de ministre des Affaires étrangères, a enregistré pour la première fois la consécration de la position africaine commune concernant les droits du peuple de l'Afrique du Sud à travers l'expulsion de la délégation du régime apartheid de l'Assemblée générale onusienne. 

Un évènement qui constitue une fierté pour tout pays africain, a-t-il dit. 

"En effet, l'Afrique a été en mesure de changer le cours de l'histoire, donnant ainsi davantage de légitimité et de crédibilité aux peuples d'Afrique du Sud et de Namibie, et leur permettant de réalisé leur objectif , en l'occurrence l'indépendance", ajoute M. Lamamra.  

Si ce "saut qualitatif historique" a été possible "grâce à "l'unification de la position africaine", ajoute M. Lamamra, "nous pouvons alors aujourd'hui et à l'avenir concrétiser les objectifs du Continent en vue d'instaurer la sécurité et la stabilité en Afrique, condition sine qua non pour la réalisation des autres objectifs, notamment le développement et la protection de l'environnement", a-t-il affirmé. 

Rappelant les mutations accélérées que connaît le monde et les grands défis auxquels fait face l'humanité, le chef de la diplomatie algérienne a réitéré l'importance de "ces concertations qui portent en elles les prémices de solutions consensuelles, et qui engagent tout un chacun au plan moral, politique et juridique, et permettent également la mobilisation des efforts pour répondre aux aspirations de tous les peuples notamment en matière de paix, de progrès et de sécurité".  

Le 4ème Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique s'est ouvert samedi à Oran à l'initiative du ministère des Affaires étrangères, avec la participation de plusieurs pays africains, d'experts et des représentants des organisations africaines et onusiennes et traitera de plusieurs questions et thématiques ayant trait à la sécurité et à la paix dans le continent africain. 

Le programme du séminaire comprend plusieurs axes qui seront débattus en atelier tels que "faire taire les armes à l'horizon 2020", "Partenariat entre le Conseil de sécurité de l'Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l'ONU", "Financement des opération de soutien de la paix et de la sécurité de l'UA".