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Lamamra plaide pour un enseignement confortant l'indépendance et le développement des pays africains 26/11/2016

 

 

 

 
 

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a plaidé jeudi à Antananarivo pour une éducation et un enseignement permettant de conforter l'indépendance des pays africains et le développement de leurs économies. Intervenant à la 16ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, M. Lamamra, qui représente le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a tenu d'abord à transmettre aux participants les salutations du président Bouteflika, invité spécial de ce sommet, qui se tient dans la capitale malgache (26-27 novembre). 

Le ministre a ensuite souligné la nécessité d'oeuvrer à une éducation et à un enseignement "qui feront des hommes (africains) de demain, nos indépendances reconquises et nos économies en essor", des citoyens conscients des défis et des enjeux que l'Afrique dans son ensemble est appelée à confronter, le développement en étant le défi majeur.Car l'Afrique d'aujourd'hui, a-t-il fait valoir, est celle d'une jeunesse inventive, entreprenante et industrieuse, celle d'une croissance parfois à deux chiffres, qui a fait d'elle une nouvelle frontière pour l'investissement étranger". 

Il a ajouté que l'Afrique, qui met en place chaque jour de nouveaux partenariats et se crée de nouvelles opportunités, s'est plus que jamais éveillée à la nécessité de se concevoir un "avenir économique commun". C'est pourquoi, a-t-il poursuivi, l'Algérie, qui entretient, de longue date, des relations étroites de coopération économique et commerciale avec une grande majorité de ses partenaires africains, a décidé, à la demande de nombre d'entre eux, d'organiser un Forum africain d'investissements et d'affaires à Alger du 3 au 5 décembre prochain.  
"C'est sur l'Afrique que, depuis longtemps, l'Algérie a décidé de parier. Et c'est avec elle, qu'Africain par l'histoire, la géographie et la culture ainsi que par la communauté d'espérance, mon pays entend contribuer à gagner ce pari pour lui-même et pour tous les peuples représentés ici, ainsi que pour la pleine consécration des valeurs de fraternité universelle", a affirmé M.Lamamra. 

Le ministre a observé, par ailleurs, qu'aujourd'hui encore où se répand partout dans le monde dit développé "l'inquiétante tentation du repli sur soi identitaire", aucune langue "ne doit se contraindre à l'enfermement, au refus de l'autre et au déni de sa contribution à la civilisation universelle". 
 
Il a estimé que le défi des langues "menacées de repli mondial" n'est pas d'organiser une "dérisoire résistance" face à la suprématie d'une langue donnée , mais plutôt de défendre "la promotion et le développement de toutes les langues qui font la richesse inaltérable et inaliénable de l'humanité". 
 
  Apprentissage des langues et ouverture d'esprit 
 
M. Lamamra a relevé, dans ce contexte, que l'Algérie úuvre au développement de ses langues officielles que sont l'arabe et le tamazight, tout en octroyant aux langues étrangères, y compris le français, "toute leur place" dans l'enseignement. 

Il a expliqué, à cet égard, que l'objectif "n'est pas d'entretenir la nostalgie d'une gloire passée mais de doter nos langues des moyens modernes de la recherche et du savoir ainsi que de la maîtrise des outils les plus à même de créer la richesse matérielle et intellectuelle". C'est cette "approche à la croisée des cultures et des langues", a-t-il expliqué, qui a permis à l'école algérienne de compter la première femme africaine membre de l'Académie française, Assia Djebbar, ou encore le sociologue et humaniste,Malek Chebel, disparu récemment, et dont la maîtrise parfaite de l'arabe et du français lui a permis, entre autres, de produire une traduction du Sai.