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Lamamra: mettre les Maghrébins d’Europe "à l’abri" des dérives xénophobes, racistes et islamophobes 28/10/2016

 


Il est "important" de veiller à mettre les communautés maghrébines établies en Europe "à l’abri" des dérives xénophobes, racistes et islamophobes, a insisté vendredi à Marseille le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

"Il nous semble (…) qu’il est important de veiller à mettre les communautés maghrébines légalement établies en Europe à l’abri des dérives xénophobes, racistes et islamophobes, notamment en période de crise et de montée de radicalisme", a souligné M. Lamamra dans son intervention à la 13e réunion ministérielle du "Dialogue 5+5" sur la Méditerranée occidentale, dont les travaux se sont ouverts vendredi en fin de matinée.

Par ailleurs, il a fait observer que s’agissant de la problématique des migrations, "l’on assiste à des drames humanitaires quotidiens dans cette mer (Méditerranée) qui nous est très chère", attirant l’attention sur la nécessité de distinguer entre la migration "naturelle" ou "classique" par laquelle, a-t-il dit, "s’est d’ailleurs toujours distinguée la Méditerranée, et l’afflux de migrants et réfugiés", fuyant des zones de conflits (Syrie, Irak, Afghanistan, Somalie et Yémen), ainsi que la pauvreté.

"D’où notre conviction que la lutte contre la migration illégale passe par une approche globale et intégrée qui concilie à la fois les dimensions de sécurité à la faveur d’une coopération en matière de lutte contre les réseaux criminels de la traite humaine, de développement pour traiter les causes profondes du phénomène et de respect de la dignité humaine", a-t-il expliqué, indiquant que c’est ainsi que l’Algérie, qui est passée de "pays de transit" à celui de "destination" par l’accueil de ressortissants subsahariens et syriens, "plaide en faveur d’une telle approche".

Le MAE algérien a estimé que la migration "choisie" qui consiste à encourager le départ des compétences "Brain drain" (fuite des cerveaux), "devrait s’effectuer en tenant compte des investissements consentis par les pays d’origine afin de favoriser le +Brain drain+ à travers la facilitation de la contribution des communautés intellectuelles et scientifiques, issues de l’immigration, au développement de leurs pays et servir de passerelles avec les pays d’accueil".

C’est dans ce contexte qu’il a affirmé que la facilitation des visas "contribue à la réduction du recours à la fraude pour se rendre en Europe, source d’attrait de l’immigration illégale".