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La démocratie, "meilleur rempart" contre l'extrémisme violent 07/09/2016

 

 

 

La démocratie est "le meilleur rempart contre l'extrémisme violent et le terrorisme", a affirmé mercredi à Alger le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel.

"La démocratie est le meilleur rempart contre l'extrémisme violent et le terrorisme en ce qu'elle permet de révéler aux yeux de la population les dangers que celui-ci véhicule, de l'isoler, de le marginaliser et de le faire rejeter définitivement", a déclaré M. Messahel dans une allocution à l'ouverture d'un atelier international sur le rôle de la démocratie dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme.

Il a indiqué que "la démocratie, l'Etat de droit, le pluralisme politique et les libertés individuelles et collectives, la tolérance, le dialogue, le respect de l'autre et la coexistence dans la diversité sont des valeurs qui unissent nos peuples et nos pays et contribuent à asseoir la paix et la stabilité et à réaliser le progrès des sociétés et le bien-être des individus".

"La destruction de ces mêmes valeurs représente par contre un objectif partagé par les groupes terroristes, toutes obédiences confondues, au profit de l'instauration d'un modèle de gouvernance théocratique réprimant les libertés individuelles et collectives et fondé sur la logique de l'exclusif et de l'exclusion", a-t-il dit.

M. Messahel a indiqué que "cette vérité impose la ligne de conduite à suivre et à respecter dans la lutte contre le terrorisme et son terreau, l'extrémisme violent". 

"Pour être efficace, cette lutte doit être impérativement respectueuse de l'Etat de droit, des droits de l'homme et de la démocratie", a-t-il ajouté.

Pour lui, cette lutte "doit ainsi satisfaire à quelques exigences minimales, parmi lesquelles la mise en œuvre en amont de politiques et stratégies de lutte contre les facteurs d'exclusion, de radicalisation et de marginalisation, l'élargissement constant et soutenu des espaces de droit et de libertés individuelles et collectives indispensables à l'épanouissement des individus, au progrès des sociétés, à la prospérité des économies et au développement des pays".

Cette lutte doit aussi inclure "le renforcement en permanence de la démocratie participative et de ses leviers institutionnels, la promotion de la justice sociale et de l'égalité des chances", a-t-il poursuivi.

M. Messahel a, également, indiqué que la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent "doit inclure l'association étroite de toutes les forces vives de la société et l'encouragement de l'action citoyenne à la participation à la lutte contre les différentes expressions de ce fléau ainsi que la construction d'Etats forts et justes, fondés sur la primauté du droit, capables de garantir à la population la protection qu'elle est légitimement en droit d'attendre face à l'agression terroriste".