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Le Conseil de sécurité salue le rôle de l’Algérie dans la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali 30/06/2016

 

 

Le Conseil de sécurité a salué mercredi le rôle de l’Algérie et l’équipe de médiation internationale dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

 

Dans sa résolution adoptée mercredi qui a prorogé le mandat de la Minusma au Mali au 30 juin 2017, le Conseil de sécurité a affirmé qu’il comptait ‘‘faciliter, appuyer et suivre de près la mise en œuvre de l’accord en saluant le rôle joué par l’Algérie et les autres membres de l’équipe de médiation internationale pour aider les parties maliennes à appliquer l’accord’‘.

 

Le Conseil de sécurité a considéré l’accord pour la paix signé en 2015 par le gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination des mouvements de l’Azawad, comme ’‘une occasion historique d’installer durablement la paix au Mali‘‘.

 

L’organe onusien voit dans l’accord ‘‘un texte équilibré et complet’‘ du fait ‘‘qu’il prend en compte les dimensions politique et institutionnelle de la crise au Mali’‘ ainsi que les ‘‘aspects liés à la gouvernance, la sécurité, le développement et la réconciliation’‘, tout en ‘‘respectant la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Etat malien’‘.

 

Globalement, la résolution assigne sept tâches précises à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, en priant le secrétaire général de définir des options pour renforcer la sûreté et la sécurité du personnel de la Minusma y compris le renforcement des capacités de la mission en matière de renseignement.

 

A cette fin le Conseil de sécurité a approuvé la demande du chef de l’ONU d’augmenter le nombre des militaires de la Minusma de 11.240 à 13 289, soit une hausse de 18%, et celui des policiers, de 1.440 à 1.920 personnes. Aux termes de cette résolution, la Minusma est appelée à appuyer la mise en œuvre de l’accord de paix et à adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien son mandat.

 

Pour ‘‘défendre activement son mandat’‘, la MINUSMA peut désormais ‘‘prendre activement des dispositions musclées pour contrer les attaques asymétriques dirigées contre des civils’‘, en menant des opérations directes en cas de menaces graves.

 

Cette notion de ‘‘menaces asymétriques’‘, cité dans  le rapport du Secrétaire général, a été au cœur du débat des membres du Conseil de sécurité qui a suivi l’adoption de la résolution.

 

‘‘Une notion ambiguë et floue’‘, a jugé le représentant de la Russie, qui a estimé que les frappes de la mission pourraient  ‘‘entraîner des risques préjudiciables à la réputation des Casques bleus’‘.

 

Un mandat ‘‘plus proactif de la Mission  ne devrait pas se traduire par des attaques préventives qui pourraient modifier la nature de ses activités de paix’‘, a précisé de son côté le représentant de l’Uruguay.

 

Les représentants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Espagne et du Sénégal ont, en revanche, appuyé sans réserve ce nouveau mandat de  la Mission, qui est ‘‘plus robuste’‘, selon le représentant de la France, et parfaitement conforme aux opérations de maintien de la paix, a estimé son homologue du Royaume-Uni.