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Mise en oeuvre de l’Accord de paix: Le Mali tient sa chance sur la voie de la normalisation 21/06/2016

 

 

 

La première année de la mise en oeuvre de l’Accord de paix et de la réconciliation au Mali suscite de l’espoir que le Mali tient, enfin, sa chance de reprendre la voie de la normalisation, a affirmé, mardi à Bamako (Mali), le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

Le chef de la diplomatie algérienne qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la 11ème session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien, a mis en avant l’esprit "positif" dans lequel se tiennent ces travaux marqué, a-t-il souligné, par "un sentiment que le Mali tient enfin sa chance de reprendre la voie de la normalité, avec l’assurance de préserver l’intégrité de ses territoires(à)".

 

"L’environnement est à l’apaisement et l’optimisme ", a-t-il ajouté, rappelant que l’année dernière, les négociations avaient connu des "moments d’incertitudes ".

Une année s’est écoulée depuis le parachèvement du processus des signatures de l’Accord, commencé le 15 mai à Alger et qui a connu son terme, le 20 juin 2016 à Bamako, avec des avancées réelles sur le terrain, a-t-il encore souligné.

M. Lamamra a mis avant l’expérience du Comité bilatéral stratégique liant les deux pays, "unique, a-t-il dit, dans l’expérience diplomatique algérienne".

Il s’agit, selon lui, d’une expérience initiée, depuis la demande du Président malien au président Abdelaziz Bouteflika d’entreprendre ce dialogue pour la paix et la réconciliation au Mali.

Cette expérience du dialogue au Mali, avec une médiation internationale, est "unique", aussi, dans la mesure,  a-t-il estimé, où elle implique les pays du voisinage, les organisations régionales et internationales. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’une expérience "extrêmement novatrice, dans ce sens qu’elle a permis au parties de s’assurer qu’il ne pouvait y avoir une subjectivité avec une partie au détriment des autres".

"Le succès de la mise en oeuvre de l’Accord est l’unique issue et la population exige légitimement les dividendes de l’Accord sur les plans de la sécurité et de la stabilité" , a encore affirmé le ministre algérien.

Cet accord, a-t-il poursuivi,  implique, dans sa mise en oeuvre, la défaite du terrorisme et de l’économie criminelle, expliquant, que c’est la raison qui fait que les terroristes "redoublent de férocité" pour le mettre en échec.

 

"Battre le terrorisme, c’est réussir la mise en oeuvre de l’Accord", a-t-il estimé, soutenant qu"‘aujourd’hui de nouveaux horizons s’ouvrent au Mali qu’il faut élargir".

Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a mis en relief, dans son allocution introductive aux travaux du Comité, que la présente session intervient dans un contexte "particulier" pour le Mali, suite à une année de mise en oeuvre de l’Accord de la paix et de la réconciliation.

Un contexte, a-t-il ajouté, marqué par "une intense activité" du gouvernement pour la mise en place de mécanismes importants prévus par l’Accord.

Il a cité, dans ce cadre, la signature du protocole d’entente pour la mise en place des autorités intérimaires dans les cinq régions du nord du Mali, ce qui ouvrira, selon lui, la voie aux services de l’Etat dans ces parties du pays.

Le chef de la diplomatie du Mali a mis en avant le renouvellement du mandat de la Munisma, sur la base du rapport du Secrétaire général de l’ONU.

Ce renouvellement, a-t-il expliqué, nourrit l’espérance au Mali de " renforcer" les missions de cet organisme onusien, afin d "‘intensifier" la lutte antiterroriste, dans un contexte marqué par "la recrudescence" des actes terroristes dans la région.

Tout en plaidant pour la prise en charge de cette question, il a préconisé d’aller vers des discussions en privilégiant une approche régionale.

Pour M. Diop, les relations bilatérales entre Bamako et Alger sont d’une importance "capitale" pour la stabilisation du pays.

 

Il a souligné, en outre, que l’Algérie a mobilisé "toutes les énergies" pour répondre favorablement à la demande formulée par le président, Ibrahim Boubacar Keita, à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour aboutir à cet Accord.

 

Les travaux de la 11ème session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien se poursuivent à huis clos.