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L'Algérie satisfaite du consensus autour du Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale en Libye 29/05/2016

 

 



Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine (UA) et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a exprimé la satisfaction de l'Algérie du consensus, atteint pour la première fois, autour du Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale libyen, en tant qu'unique représentant du peuple libyen.

"Je suis satisfait en tant que chef de la délégation algérienne (aux travaux de la réunion ministérielle), du consensus atteint pour la première fois autour du Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale de Libye, présidé par Fayez El-Sarraj, en tant que seul représentant du peuple libyen frère", a indiqué M. Messahel dans une déclaration à la radio nationale, à l'issue

des travaux de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, organisée au Caire.

Le dossier libyen constitue l'un des principaux volets examinés par le Conseil lors de cette session extraordinaire qui a porté notamment sur la question palestinienne, la situation au Yémen et les préparatifs en cours pour la tenue du sommet arabe prévu en juillet à Nouakchott (Mauritanie).

Concernant la question palestinienne, M. Messahel a indiqué que les participants à cette réunion avaient écouté un long exposé présenté par le président palestinien, Mahmoud Abbas sur la situation qui prévaut en Palestine et qui a insisté sur l'initiative française qui consiste en la tenue d'une réunion ministérielle, le 3 juin à Paris.

Le Conseil des ministres de la Ligue arabe avait salué cette initiative qui "intervient à un moment où toutes les initiatives ont échoué et toutes les négociations gelées, mettant la question palestinienne dans l'impasse", a rappelé le ministre.

Cette initiative permettra de "donner une nouvelle impulsion" au processus de négociations, en dépit de l'obstination des Israéliens qui continuent à rejeter cette initiative et qui veulent imposer un ordre du jour portant sur "des discussions directes et non une initiative à laquelle plusieurs Etats et organisations internationales pouuaient prendre part", a-t-il précisé.

"Nous espérons que cette réunion aboutisse à une feuille de route qui ouvre la voie à des négociations directes avec l'autre partie, en se référant aux anciennes décisions et résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et à celles issues des accords bilatéraux concernant l'application du principe de deux Etats indépendants, avec établissement d'un Etat palestinien, sur la base des frontières de 1967, avec Al-Qods pour capitale", a conclu le ministre.