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Les manifestations "concrètes" des engagements de l'Algérie en faveur du désarmement soulignées à Genève par M. MEDELCI 18/03/2009

 

Les manifestations "concrètes" des engagements de l'Algérie en faveur du désarmement soulignées à Genève par M. MEDELCI 


Les "manifestations concrètes des engagements pris par l'Algérie en faveur du désarmement" ont été soulignées par le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad MEDELCI, mardi à Genève, à l'ouverture de la Conférence du désarmement dont l'Algérie vient de prendre la présidence. 

Entouré de M. Driss Jazaïri, ambassadeur, représentant permanent de l'Algérie aux Nations unies à Genève et de M. Sergei Ordzhonikidze, représentant personnel du secrétaire général des Nations-Unies et secrétaire général de la Conférence du désarmement, le ministre des Affaires étrangères a rappelé "l'acceptation par l'Algérie de tous les instruments juridiques internationaux" qui s'inscrivent dans la perspective du désarmement. 

Il a cité, à ce propos, l'adhésion au Traité de non-prolifération et au Traité sur l'interdiction complète des essais nucléaires, ainsi que l'application pleine et entière de l'Accord de Garanties généralisées conclu avec l'Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA). 

Devant les représentants des 65 pays membres de la Conférence, M. MEDELCI a également rappelé la "toute première séance inaugurale de la Conférence", en janvier 1979, qui avait vu le président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, alors chef de la diplomatie algérienne, affirmer que la Conférence sur le désarmement "ne peut jouer un rôle important que dans la mesure ou les Etats feront preuve de volonté politique (à) qui reste le facteur décisif pour la mise en oeuvre des mesures authentiques de désarmement". 

Evoquant le Traité de non prolifération (TNP), signé par l'Algérie, le ministre des Affaires étrangères a estimé qu'il demeure "la pierre angulaire du régime de non-prolifération et de désarmement nucléaires" et formé le voeu que le processus d'examen du TNP, actuellement en cours, soit couronné, en 2010, par des résultats "tangibles et équilibrés entre les trois piliers de ce Traité que sont le désarmement, la non-prolifération et l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire". 

La "dénucléarisation régionale" constituant une étape importante dans la voie du désarmement nucléaire global, a été évoquée par M. Mourad MEDELCI, qui a estimé que "la crédibilité du Traité est liée à son universalité", et s'est réjoui que certaines régions se soient dotées de Traités les rendant exempts d'armes nucléaires". 

Il a souligné, dans ce contexte, le fait que l'Afrique ait "apporté sa contribution en adoptant le Traité de Pelindaba, ratifié par l'Algérie qui souhaiterait le voir entrer en vigueur".

Cependant, a ajouté le ministre, "le Moyen-Orient, zone, sous haute tension, demeure privé du bénéfice de ce régime, en dépit des résolutions et des recommandations du Conseil de sécurité et des Conférences d'examen de 1995 et de 2000". 

La création d'une telle zone au Moyen-Orient est "de nature à impulser le processus de paix et ne doit donc pas être subordonnée au parachèvement de ce dernier", a affirmé à ce propos M. MEDELCI, qui a exhorté la communauté internationale, et en particulier, les Etats dotés de l'arme nucléaire, à oeuvrer à l'extension du statut de zone exempte d'armes nucléaires à cette région". 

S'agissant du "droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire", le ministre des Affaires étrangères a souligné que celui-ci "ne saurait être interprété de façon discrétionnaire ou limitative, ni être assimilé avec la prolifération d'armes nucléaires ou confondu avec elle". 

M. MEDELCI a fait part, dans ce contexte, de la "conviction de l'Algérie que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) demeure le cadre idoine pour s'assurer du caractère pacifique des programmes nucléaires". 

Concernant les efforts de la Conférence du désarmement, dont certains ont "trivialisé l'oeuvre en alléguant de son incapacité à convenir d'un programme de travail, 12 années durant, faisant ainsi peu de cas de l'importante contribution à l'humanité apportée par la Conférence et ses organes précurseurs", M. MEDELCI a réaffirmé que la Conférence "conserve entier son potentiel d'apporter des solutions viables aux dilemmes de paix et de sécurité actuels". 

Aussitôt après l'ouverture de la Conférence, M. Mourad MEDELCI a offert au secrétaire général de la Conférence du désarmement, M. Sergei Ordzhonikidze, en sa qualité de représentant des Nations Unies à Genève, au nom du président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, un tableau réalisé par le céramiste algérien Boumahi, porteur d’un message de paix, d'universalité et de reconnaissance et de respect à l'endroit des Nations Unies. 

La veille au soir, le ministre des Affaires étrangères avait reçu, au siège de la mission permanente de l'Algérie auprès de l'Onu, une délégation composée de représentants de la communauté algérienne résidant à Genève et dans certains autres cantons helvétiques. 

Accompagné de M. Driss Jazaïri, M. MEDELCI a longuement débattu avec les membres de cette délégation, constituée en majorité de cadres actifs dans le secteur privé, d'hommes d'affaires, de médecins, d'ingénieurs et de responsables d'associations, des pas importants franchis par l'Algérie, ces dernières années, dans tous les domaines, notamment en matière de facilitation des procédures d’investissements en direction des promoteurs algériens installés à l'étranger.