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Discussions algéro-européennes jeudi pour la révision de l'Accord d'association 09/12/2015



Des discussions pour l'évaluation et la révision de l’Accord d’association, signé entre l'Algérie et l'Union européenne (UE) en 2002 et mis en œuvre en septembre 2005, seront lancées jeudi, a annoncé un responsable du ministère des Affaires étrangères (MAE).

"Nous allons, à partir de demain jeudi, évaluer le processus de l’accord d’Association avec l’UE, dix ans après son entrée en vigueur en 2005", a déclaré le représentant du MAE, Mokrani Ali, lors de son intervention à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme.

Lors de ces discussions "nous allons essayer de passer à une nouvelle étape, celle qui soit la plus profitable aux deux parties et celle qui puisse prendre en charge toutes les dimensions", a-t-il dit, sans préciser le niveau de ces discussions.

M. Mokrani a, dans ce cadre, expliqué que cette évaluation permettra d’aller vers "la correction de ce qui n’a pas été bien mis en œuvre" et de "consolider les acquis", appelant par la même occasion, à régler les problèmes à leur origine et à construire un partenariat équitable "gagnant-gagnant".

Car, selon lui, l’Algérie et l’Europe travaillent ensemble pour "édifier des liens de confiance et de relations de plus en plus approchées et mutuellement bénéfique".

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, avait déclaré dernièrement qu’"il est temps d'évaluer cet Accord pour mieux l'adapter au contexte nouveau dans lequel évoluent les relations bilatérales et aux attentes des deux parties".

La démarche d'évaluation voulue par l'Algérie "ne vise nullement à remettre en cause l'Accord d'association, mais bien au contraire à l'utiliser pleinement dans le sens d'une interprétation positive de ses dispositions permettant un rééquilibrage des liens de coopération", avait assuré une source proche du dossier.

Par ailleurs, le représentant du MAE n’a pas manqué de rappeler à la Délégation européenne présente dans la salle, qu’à chaque occasion qu’il lui soit présentée, l’Algérie invite l’UE à adhérer à un certain textes fondamentaux telle que la convention onusienne sur le droit des migrants.

"Il est quand même difficile pour des démocraties de ne pas s’associer au reste du monde sur le respect des droits des migrants. Nous souhaitons que l’UE puisse se joindre à la communauté internationale, d’autant plus que la migration occupe l’actualité brûlante actuellement", a-t-il déploré.

"Nous sommes inquiets par la montée des discours extrémistes, radicalistes de certains partis politiques qui prônent la marginalisation, l’exclusion, l’islamophobie et la xénophobie", a-t-il mis en garde.

Partant de ce principe, M. Mokrani a rappelé les crises existantes actuellement au Sahel et en Méditerranée ainsi qu’une "montée des dérives" qui pourraient porter atteintes aux droits de l’homme.