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Le règlement juste du conflit du Sahara occidental, apport décisif à l'unité du Maghreb 11/10/2009

 

Le règlement juste du conflit du Sahara occidental, apport décisif à l'unité du Maghreb 


Le règlement juste et durable du conflit du Sahara occidental sera d’un apport décisif à la paix, à la stabilité et à l’unité de l’ensemble du Maghreb, a souligné à New york, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies. 

"Pour être saine et solide, l’édification maghrébine postule une égale adhésion à la vision généreuse d’un avenir prémuni à jamais contre les déchirements fratricides", a souligné vendredi le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, lors de son intervention devant la Quatrième commission de l’Assemblée générale de l’Onu au titre du débat général sur les questions de décolonisation. 

Il a affirmé, dans le même sens, que l’Algérie, qui "fait du projet d’un Maghreb uni et stable une priorité nationale, est résolue à agir de concert avec ses voisins pour relancer le processus de construction maghrébine sur des bases solides et durables". 

Par ailleurs, Il a tenu à rappeler que la question du Sahara occidental est "une question de décolonisation qui n’a pas été dûment menée à son terme", ajoutant qu’elle est "malheureusement aussi un exemple type, tout à la fois, du blocage et des opportunités perdues". 

"Les lignes directrices pour sortir ce conflit de l’impasse sont connues. Elles nécessitent une démarche résolue, volontariste dans l’immédiat et visionnaire à long terme", a-t-il insisté, soulignant que le règlement de la question du Sahara occidental "doit passer obligatoirement par l’exercice authentique par le peuple de ce territoire de son droit à l’autodétermination". 

"Partageant cette conviction, l’Onu et les Etats d’Afrique, rassemblés au sein de leur organisation régionale, ont oeuvré, dès le début du conflit dans la cohérence et la clarté et dans la complémentarité de leur action, avec une constance remarquable au rétablissement du peuple du Sahara occidental dans la plénitude de ses droits", a rappelé le représentant permanent de l’Algérie à l’Onu. 

L’Assemblée générale, comme le Conseil de sécurité, a-t-il relevé, "ont constamment réitéré leur appui au principe de la consultation référendaire", déplorant, cependant, qu’"en contradiction de la clarté de ces positions, des atermoiements ont retardé la poursuite des pourparlers directs (entre le Maroc et le Front Polisario) pendant plus d’une année". 

Evoquant la dernière rencontre tenue au mois d’août dernier à Duernstein en Autriche entre le Maroc et le Front Polisario, il a indiqué qu’à l’instar des autres membres de cette assemblée, "l’Algérie se réjouit de cette reprise du dialogue, tout en rendant hommage aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu, M. Christopher Ross, dont la nomination a indéniablement contribué à instaurer un climat de confiance". 

"L’Algérie a soutenu ce processus en sa qualité de pays observateur et voisin conformément aux termes de référence établis par le secrétaire général de l’Onu", a souligné l’intervenant, ajoutant qu’elle y a pris part "pleinement consciente de ses responsabilités à l’égard des peuples de la région" et "convaincue que l’oeuvre de la paix au Sahara occidental est dans l’intérêt de tous les peuples de la région". 

Il a assuré que l’Algérie "continuera d’apporter sa pleine contribution au SG de l’Onu et à son envoyé personnel dans leurs efforts visant à promouvoir une solution consensuelle conforme à la doctrine des Nations unies en matière de décolonisation et permettant au peuple sahraoui d’exercer librement son droit inaliénable à l’autodétermination". 

Il a déploré, par ailleurs, le fait que plus de dix-huit (18) ans après la mise en place de la Minurso, le territoire du Sahara occidental demeure fermé aux observateurs étrangers et inaccessibles aux mécanismes d’investigation de l’Onu en matière de droits de l’homme. 

"Tout en demeurant engagée en faveur du respect de la légalité internationale pour la décolonisation du Sahara occidental, la communauté internationale se doit de remédier à cette exception", a-t-il martelé, ajoutant qu’elle doit aussi "peser de tout son poids pour hâter l’avènement d’une solution mutuellement acceptable qui garantisse le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination".