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Messahel préconise une réforme de la Ligue arabe qui l'adapte aux mutations mondiales 19/11/2015


Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et la ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a préconisé une réforme de la ligue arabe pour l'adapter aux mutations en cours au niveau mondial et lui permettre de jouer un role efficient pour défendre les intérêts de la nation et peuples arabes.

"La ligue arabe doit s'adapter aux mutations survenues dans le monde aux plans géostratégique, politique, sécuritaire ou économique afin qu'elle puisse jouer un role efficient pour défendre les intérêts de la nation et peuples arabes", a soutenu le ministre qui était l'invité de chaine I de la Radio nationale.

Il a estimé que l'organisation panarabe devrait étré plus "efficiente" et plus "impartiale" dans son role.Le ministre a rappelé la proposition de l'Algérie formulée lors du sommet de la ligue arabe en 2005 à propos de la réforme de la ligue arabe.

S'agissant de la question palestinienne, M. Messahel a réitéré le soutien "indéfectible" de l'Algérie en faveur du peuple palestinien qui défend ses droits légitimes.

Pour ce qui est des crises syrienne et yéménite, M. Messahel a rappelé que l'Algérie a, de tout temps, préconisé une solution politique pour les deux pays partant du principe qu'il n'y a pas d'alternative mais aussi dans un souci de préserver leur intégrité territoriale conformément à la volonté de leurs populations respectives".

Il s'est dit optimiste quant aux avancées enregistrées lors des dernières négociations de Vienne sur la crise syrienne prédisent, à son sens, un "acheminement vers une solution globale de la crise".

Concernant le Yémen, M. Messahel a estimé que la réunion prévue dans les prochains jours à Genève, sur décision du Conseil de sécurité dénote une "volonté réelle de la part des Yéménites d'engager les négociations".

Evoquant le lutte antiterroriste, le ministre a fait savoir que l'"approche algérienne dans ce cadre constitue désormais un modèle mondial (...) ajoutant que l'Algérie a toujours était présente lorsqu'il s'agissait de la coordination entre les Etats et avec les Nations Unies".

Il a rappelé, dans ce contexte, que l'Algérie avait proposé, lors du sommet du Conseil de paix et sécurité de l'UA de Nairobi en 2013, la tenue d'une conférence africaine en 2016 sur le financement du terrorisme visant à "inscrire la question du tarissement des sources de financement du terrorisme dans l'agenda de la prochaine Assemblée générale de l'ONU et négocier un protocole supplémentaire dans la convention de lutte antiterroriste relatif au financement du terrorisme".

L'initiative algérienne a pour objectif, selon M. Messahel, d"introduire les sources de financement du terrorisme dans la convention des Nations Unies de lutte antiterroriste qui doit être adapté aux développements survenus dans le monde".

Outre les rançons et le trafic de drogue, le financement du terrorisme est nourrit par les réseaux de crime organisé ainsi que d'autres sources occultes, a-t-il dit.