عربي   Français   English

 


  

Rahmani : l'Afrique pour un financement rapide et suffisant pour faire face aux changements climatiques 16/12/2009

 

Rahmani : l'Afrique pour un financement rapide et suffisant pour faire face aux changements climatiques 


Les négociateurs africains exigent des pays développés, responsables des changements climatiques, de prendre leurs responsabilités, en finançant rapidement et suffisamment les projets relatifs à la réduction des gaz à effet de serre, a affirmé mardi à Copenhague le ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement et du Tourisme, M. Chérif Rahmani. 

Les Africains exhortent aussi les pays développés à remédier aux effets des gaz à effet de serre par un transfert technologique susceptible d'accompagner leur développement, a déclaré M. Rahmani à la presse en marge d'une série de rencontres avec des ministres africains et asiatiques. 

Il a indiqué qu'en ce moment, les négociateurs "sont en train de discuter des engagements des pays développés concernant la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre pour la prochaine période". 

Les discussions portent aussi sur l'adhésion d'autres Etats à ces engagements, précisant qu'il ne s'agit pas uniquement de réduire les gaz à effet de serre, mais de développer toute une série de mesures pour accompagner cette grande question du climat. 

"Il faut que nous puissions partager une vision commune avec les pays développés, sur un niveau de stabilisation de la température, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et arriver à un accord fondé sur des chiffres et des objectifs précis", a-t-il dit. 

"Nous sommes dans une position de construction et non d'obstruction ou d'opposition", a indiqué en outre M. Rahmani, ajoutant que "l'Afrique n'est pas venue pour culpabiliser l'autre ou pour moraliser". 

Il a souligné que "l'Afrique est venue pour accompagner les uns et les autres et, à la limite, être une sorte de pont entre les différentes parties parce que, a-t-il affirmé, c'est aussi les intérêts de la planète et avant tout de l'Afrique".