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ALGERIE-CLIMAT-ONU-CONFERENCE 20/12/2009

 

Le document sur la Déclaration politique de la COP-15 soumis à débat à Copenhague 


Le document sur la Déclaration politique devant sanctionner la 15e Conférence sur le climat (COP-15) est soumis à débat, vendredi soir à Copenhague au dernier jour de la COP-15 qui se déroule dans la capitale danoise (7-18) décembre, selon le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad MEDELCI. 

Cette déclaration politique qui est un engagement contenant des éléments pouvant la transformer en document contraignant au cours des prochains mois, à la faveur d’un processus de négociations appelé à se poursuivre durant toute l’année 2010, a expliqué M. MEDELCI dans une déclaration à la presse nationale et internationale. 

"La Déclaration politique devrait déboucher, en définitive, sur un accord final juridiquement opposable à l’ensemble des parties", a souligné le chef de la diplomatie algérienne. 

Revenant sur le programme de la journée de vendredi, M. MEDELCI a indiqué que le document portant déclaration politique est en partie considéré "acceptable" à ce niveau, ajoutant que les chefs d’Etat et de gouvernement l’examineront en plénière ce vendredi tard dans la nuit. 

Il a en outre précisé que ce document (Déclaration politique) demeure une "matière à consensus qui est très difficile à établir dans la mesure où il y a encore des divergences tournant autour du caractère acceptable pour certains engagements à souscrire à l’horizon 2050. 

Pour le ministre, "ceux qui considèrent qu’ils ne sont pas responsables des changements climatiques, souhaiteraient se donner la possibilité de développer des actions volontaires sans qu’ils acceptent les engagements internationaux". 

"Nous nous dirigeons d’une Déclaration politique à un accord dans une phase tout à fait opérationnelle qui sera extrêmement dépendante du consensus politique devant sanctionner la COP-15", a-t-il dit. 

"Aujourd’hui, il y a des éléments qui nous rapprochent les uns des autres sur la base de la Convention-cadre des Nations-Unies sur laquelle nous fondons une démarche globale et un objectif commun", a encore précisé M. MEDELCI. 

Ainsi, il a estimé que l’objectif de bloquer à plus de 2 degrés l’élévation de la température est "relativement consensuel", même si certains pays ont souhaité que ce soit un peu en deçà de cet objectif, a-t-il dit. 

Pour ce qui est des ressources financières nécessaires pour arriver à l’objectif de 2 degrés maximum, M. MEDELCI a relevé la nécessité d’établir des évaluations scientifiques "cohérentes" pour mobiliser des ressources financières adéquates de la part des financements publics, privés et innovants. 

"Tout cela nécessite, au-delà d’une Déclaration politique, que des mécanismes consensuels soient mis en place", a expliqué le ministre des Affaires étrangères. 

M. MEDELCI a également plaidé pour des mécanismes "transparents" à même de vérifier que chacun s’acquitte de ce qui lui est dévolu de manière à octroyer des aides aux pays qui en ont besoin en fonction d’une gouvernance par objectifs. 

"Ces aides ne doivent pas être sans condition mais adossées à des programmes et à des résultats obtenus", a-t-il indiqué, relevant que le consensus à la COP-15 consiste à se doter d’un mécanisme d’évaluation plus efficace. 

Interrogé sur les engagements pris dernièrement par les Etats-Unis d’Amérique (non signataires du Protocole de Kyoto), M. MEDELCI les a qualifiés "d’avancée notable", relevant néanmoins que le niveau des engagements en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tel qu’annoncés les Etats Unis, ne sont pas pour provoquer un consensus y compris chez les pays développés. 

Le ministre a fait observer que ce point n’est "pas bloquant, mais ne doit pas être occulté pour autant". 

"Globalement, le processus de négociation est devenu dynamique dans la mesure où il passe par la sensibilisation de l’opinion publique à la faveur de la COP-15, laquelle a donné de la voix à tout le monde", a ajouté M. MEDELCI, estimant que désormais, les citoyens du monde entier devraient éprouver des sentiments qui les rassure quant aux dispositifs à prendre solidairement même s’ils ne sont pas parfaits.