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Travaux de la Conférence Euro-Maghrebine (Londre, Mercredi 30 Juin 2004) 03/07/2004

 

- M. Belkhadem appelle à un deuxième processus de Barcelone à la Conférence Euro-Maghrébine de Londres 


Le Ministre d'Etat, ministre des Affaires Etrangères, M. Abdelaziz Belkhadem , a appelé à la Conférence Euro-Maghrébine tenue mercredi à Londres , à un deuxième processus de Barcelone, soulignant la nécessité de dynamiser le processus de Barcelone conformément aux objectifs escomptés. 

M. Belkhadem a indiqué dans ce contexte que la Déclaration de Barcelone "est un document politique fondamental qui trace des perspectives généreuses et prometteuses à la coopération dans la région euro-méditérranéenne". 

"les valeurs qui en sont à la base, et particulièrement celles de la solidarité, de la coopération, du bon voisinage et de la prospérité partagée constituent l'ossature d'un véritable système de relations multiformes entre les Etats membres, appelé progressivement à évoluer par de là même la zone de libre-échange projetée à l'horizon 2010-2014, vers une vaste aire de stabilité et de coopération privilégiée entre les Etats membres susceptible de se poser en modèle et en symbole dans les relations internationales", a-t-il ajoute. 

Il a estimé que le processus de Barcelone "est tout à fait unique en son genre en tant que cadre de concertation politique et de coopération éunissant tout à la fois des pays du Nord et des pays du Sud, des pays industrialisés et des pays en développement qui s'attachent ensemble à prouver par le dialogue et la coopération que les lignes de fracture entre le Nord et le Sud ne sauraient être vues comme une fatalité, et qu'aujourd'hui, plus que jamais, le dialogue et la coopération doivent pouvoir se substituer à la méfiance, voire à l'hostilité, particulièrement à un moment de résurgence des crises et des conflits dans le monde". 

Grâce au processus de Barcelone, dira le chef de la diplomatie algérienne, "une véritable dynamique de rapprochement a été enclenchée, notamment à travers les conférences périodiques des ministres des affaires étrangères, ainsi que les réunions des hauts fonctionnaires qui ont progressivement donné lieu à un corps de doctrine sur la nécessité de promouvoir le partenariat politique et de sécurité dans la zone euro-méditérrannéenne". Il a considéré que "l'ouverture récente d'un dialogue sur la politique européenne de sécurité en méditérranée constitue certainement une avancée importante dans cette voie". 

Il a appelé par ailleurs à "identifier et valoriser un cadre de dialogue nouveau et pertinent sur les questions de sécurité et de défense qui puisse, tout en évitant de se substituer ou de dupliquer le cadre déjà établi du Dialogue Méditérranéen de l'OTAN, apporter une valeur ajoutée réelle aux initiatives en cours et à notre dialogue politique global". 

Au plan économique et commercial, le développement et la mise en oeuvre de la zone euro-méditerranéenne de libre échange, à travers la conclusion d'accords d'association bilatéraux, se déroulent de manière positive, en dépit de craintes de plus en plus vives des pays du sud de la méditerranée de voir les écarts de développements entre le Nord et le Sud se creuser au lieu de se réduire. 

Evoquant le volet humain et culturel, M. Belkhadem a affirmé que c'est "celui qui a pris le plus de visibilité dans nos relations et qui doit faire l'objet d'appui et d'encouragement continus du fait précisément qu'il contribue à propager et à développer l'esprit réel du partenariat euro-méditerranéen, que ce soit au niveau du dialogue culturel avec la création récente de la fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures, l'approche des questions migratoires non pas sous l'angle de la menace supposée qui pèserait sur les pays du Nord mais sous L'angle du partenariat et de la responsabilité ou encore le développement important des échanges entre nos sociétés civiles et qui préfigure des axes de coopération qui peuvent devenir exemplaires pour peu que nos gouvernements les accompagnent d'un appui efficace. 

concernant les obstacles du processus de Barcelone, notamment les difficultés liées au processus de paix au Proche-Orient ou le déni Le droit fait au peuple palestinien, M. Belkhadem a estimé "regrettable e constater que le volet politique du processus de Barcelone est devenu un peu à l'image du processus de paix, en ce sens qu'il est traversé de périodes de coopération et de répit mais aussi et souvent de grosses périodes de tensions qui ont été précisément à l'origine du blocage de la négociation de l'ambitieuse charte sur la sécurité et la stabilité en méditerranée. 

"La question est dés lors de savoir comment sortir le processus de ce cycle infernal qui a généré la prise en otage de Barcelone par un problème politique important sur lequel la communauté Euro-Méditerranéenne ne peut toutefois se permettre de faire l'impasse", a souligné M. Belkhadem. 

Au plan économique, M. Belkhadem a estimé que "l'objectif racé à Barcelone pour l'orientation massive des investissements européens ers les pays du Sud est loin d'être réalisé, bien plus, l'élargissement e l'Europe à l'Est montre que cette perspective pourrait s'éloigner durablement et les statistiques rendues publiques au cours des dernières années sur les mouvements des investissements européens sont suffisamment éloquentes à cet égard". 

S'agissant du volet humain, M. Belkhadem a mis l'accent sur les obstacles systématiques qui sont mis à la circulation des personnes, affirmant, dans ce sens, que "nous risquons d'aboutir à une situation ou les marchandises auront un meilleur traitement dans notre partenariat que les hommes puisqu'elles jouiront de la liberté de circulation qui fera défaut à ceux qui sont chargés de les faire circuler". 

"les évènements du 11 septembre ont amené un peu partout à une attitude de repli identitaire que l'on peut par ailleurs comprendre", a souligné M. Belkhadem. "il est en revanche difficile, a-t-il ajouté, pour un citoyen algérien, qui a lui même eu à subir les affres du terrorisme, de se voir refuser une demande légitime et justifiée de visas d'entrées dans un pays européen au nom de l'impératif de la lutte contre le terrorisme". 

Concernant la lutte commune contre le terrorisme sur laquelle la coopération euro-méditerranéenne est restée au stade de déclaration d'intention", M. Belkhadem a affirmé que "nous avons un grand travail d'explication et de sensibilisation à entreprendre au niveau de notre processus pour entrevoir des axes sérieux de coopération susceptibles de favoriser une plus grande compréhension entre nos Etats et nos sociétés". 



Rencontre a Londres entre les ministres des A.E de l'UMA et leur homologue britannique 

Les ministres des affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), participants à la conférence euro-maghrebine, ont rencontré, mercredi, le ministre britannique des affaires étrangères, M. Jack Straw. 

La rencontre qui s'est déroulée en présence du ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, lors d'un déjeuner de travail juste avant l'ouverture officielle de la conférence, a porté sur les moyens susceptibles de redynamiser les relations entre la Grande Bretagne et l'UMA ainsi que la situation actuelle et les perspectives de ces relations, sachant que la Grande Bretagne accèdera, l'an prochain, à la présidence tournante de l'UE. 

Les pays de l'UMA accordent un intérêt particulier à leurs relations vec l'UE, notamment celles ayant trait aux accords d'association et oeuvrent à leur promotion dans le cadre des relations bilatérales et euro-méditerrannéennes, d'autant que l'UMA est considérée comme étant le plus grand ensemble dans la rive du sud de la méditerrannée. 

Une réunion maghrébine de coordination s'est tenue, ce matin juste avant la rencontre avec M. Straw, en préparation à la conférence organisée par la fondation "pour l'avenir de l'Europe" en collaboration avec le conseil de l'entente arabo-britannique, consacrée à l'état actuel et futur des relations euro-maghrébines. 



Début a Londres des travaux de la conférence euro-maghrebine au niveau ministériel 

les travaux de la conférence euro-maghrebine au niveau ministériel ont débute mercredi après-midi en présence des ministres de l'UMA des affaires étrangères dont m. Abdelaziz Belkhadem, ministre d'état, ministre des affaires étrangères.

Prennent part à cette conférence les ministres d'Etat Britanniques des affaires étrangères, du commerce et des investissements et des relations avec l'Union Européenne, de parlementaires ainsi que des universitaires et des hommes d'affaires. 

Initiée par la Fondation pour l'Unité de l'Europe et présidée par le Lord Mc Nally et organisé par le Conseil de l'Entente Arabo-Britannique permettra de passer en revue le présent et le futur des relations euro-maghrebines et ce à travers deux principaux thèmes. 

Cette conférence vise à sensibiliser la grande Bretagne du fait qu'elle accedra en Janvier de l'année prochaine la présidence tournante de l'UE et à travers elle l'ensemble de l'Europe du nord aux préoccupations des états maghrébins pour ce qui est des priorités de la coopération avec l'union européenne. 



Fin des travaux de la conférence Euro-Maghrebine à Londres 

Les travaux de la conférence Euro-Maghrébine, tenus à Londres en présence des ministres des affaires étrangères de l'union du Maghreb Arabe (UMA), dont M.Abdelaziz Belkhadem, ont pris fin mercredi soir. 

la dimension historique de la coopération Euro-Méditerranéenne et les moyens d'établir un partenariat pour instaurer la paix et consacrer le développement dans la région ainsi que la relance du processus de Barcelone ont été débattus durant cette conférence à laquelle ont pris part trois ministres d'état britanniques. 

Intervenant devant un parterre de 150 parlementaires, universitaires et chercheurs, M. Belkhadem a présenté une évaluation des acquis réalisés par le processus de Barcelone et les problèmes entravant son développement. 

il a appelé à "un deuxième processus de Barcelone" pour jeter de nouvelles bases dans les relations Euro-Méditerranéennes. 

La ministre d'état britannique aux affaires étrangères a réaffirmé, 
pour sa part, l'engagement de son pays à relancer les accords d'association et de coopération Euro-Maghrébins. il s'agit, a-t-elle dit, de l'une des priorités du programme de la présidence Britannique de l'UE pour l'année prochaine. 

Les questions liées à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé sont également inscrites parmi les priorités de la grande Bretagne a encore expliqué la responsable britannique qui a souligné la volonté de son pays à soutenir l'entente entre les civilisations et les programmes de reforme de l'économie, de la société civile et de la liberté de la presse. 

Pour sa part, le ministre marocain des affaires étrangères, M. Mohamed Benaissa a evoqué le facteur humain dans les relations Euro-Maghrébines, notamment l'émigration clandestine à travers les pays de l'UMA. 

Le ministre mauritanien des affaires étrangères, M. Mohamed Ould Bellal et la secrétaire d'état tunisienne aux affaires étrangères, MME Saida Chetioui ont souligné, quant a eux, les aspirations des pays de l'union du partenariat Euro-Méditerranéen. 

Cette conférence a été précédée d'une rencontre des ministres maghrébins des affaires étrangères avec M. Jack Straw, ministre Britannique des affaires étrangères, qui a souligné, dans une déclaration à la presse, le soutien total de son pays à la coopération Euro-Méditerranéenne, notamment avec les pays de l'UMA. 



La coopération euro-maghrebine vue par les britanniques 

La conférence euro-maghrebine tenue mercredi à Londres a souligne que l'élection présidentielle pluraliste organisée en Algérie est une preuve patente de l'acheminement de l'Algérie vers un veritable pluralisme politique. 

Intervenant à l'occasion d'un débat sur la portée historique de la coopération euro-maghebine, le Dr Martin Evans a indiqué qu'à la faveur de cette élection que l'ensemble des observateurs internationaux qualifient de reguliere, l'Algérie est entrée dans une ère de "stabilité politique", d'autant qu'elle a depasse l'etape de croissance des mouvements islamistes radicaux. 

"l'Europe était terrifiée par la croissance de la tendance radicale", a souligné l'intervenant, ajoutant que la réussite de l'Etat algérien a dépasse cette épreuve confirme que l'Algérie avance à pas surs vers l'approfondissement de la démocratie, en tant que partenaire actif dans la coopération euro-maghrebine et euro-mediterraneenne.