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Dialogue intermalien inclusif : un avant-projet portant sur un accord de paix proposé aux différentes parties (Lamamra) 21/10/2014

Le Ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé mardi à Alger qu’un avant-projet de document relatif à un accord de paix pour le règlement de la crise malienne a été élaboré par l’équipe de la médiation, relevant, par ailleurs, la détérioration de la situation sur le terrain à travers la manifestation du "terrorisme international".

M. Lamamra qui s’exprimait à la clôture de la cérémonie d’ouverture du 3e round du dialogue intermalien inclusif a indiqué  que l’équipe de médiation "a élaboré, enrichi et adopté un document consolidé de négociations, que nous considérons pouvoir être un avant-projet d’accord de paix globale et définitive".

"Le document, a ajouté M. Lamamra, a été distribué aux parties impliquées dans le dialogue et "doit pouvoir être, désormais, à la base des efforts qui nous mèneront à bon port".

Le même document est inspiré des échanges qui ont eu lieu tout au long de ce processus du dialogue conduit par l’Algérie, chef de file de la médiation, et l’équipe de médiation internationale.

Le dialogue intermalien inclusif a repris mardi à Alger à la faveur de l’ouverture des travaux du 3e round (Alger III) des pourparlers entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali ayant adhéré au processus de négociations sous la conduite de l’Algérie, chef de file de la médiation.

Assistent également à ce round du dialogue, étape de négociation des questions de fond, la CEDEAO, l’ONU, l'UA, l'OCI, l'UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, en tant que parties de la médiation.

Pour la réussite des pourparlers de paix entre les parties maliennes engagées dans le processus d’Alger, M. Lamamra a mis en exergue le "renforcement de la confiance et des échanges entre les groupes de travail  permettant d’envisager sereinement une avancée décisives pour aboutir à une paix au Mali".

"Ce document se veut exhaustif, il ne l’est pas tout à fait aujourd’hui, Il le deviendra avec les contributions des parties", a indiqué le chef de la diplomatie algérienne, ajoutant qu’"il est déjà novateur par rapport à tout ce qui a pu être négocié auparavant".

"L’Algérie n’a jamais baissé les bras face à l’exigence des solutions pacifiques. L’Algérie a contribué à chacune des étapes de cette crise récurrente pour ouvrir de nouveaux horizons de paix, de prospérité, de liberté et de dignité" aux populations maliennes.

L’avant-projet du prochain accord de paix, objet de débats lors du troisième round dialogue intermalien, "apporte des innovations notamment un accompagnement efficace constant de la communauté internationale pour la mise en œuvre des engagements qui ont été contractées par les différentes parties maliennes", a expliqué M. Lamamra. 

Il constitue, en outre, "un mécanisme de suivi"  aux parties afin de travailler en toute confiance sous l’œil vigilant de la communauté internationale, y compris l’ensemble de la médiation, a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Pour M. Lamamara, il y a, aujourd’hui, une maturité qu’il est permis de penser que tout un chacun "prendra à cœur" d’apporter sa contribution pour surmonter les difficultés.

Faisant allusion à la situation sur le terrain (NDLR : les attaques contre les forces de maintien de la paix et les populations dans le nord du Mali), M. Lamamra a déclaré que "nous sommes tous suffisamment instruits des méfaits du terrorisme pour ne pas arrêter de recommander la mobilisation totale face à ce phénomène qui a joué un rôle particulièrement dévastateur dans le Nord du Mali comme ailleurs".        

"Nous savons que ce retour des activités terroristes dans la région s’intensifie au fur et à mesure que des pas importants sont faits dans le sens du succès du processus d’Alger", a-t-il dit.