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Crise au Mali: Poursuite des efforts de la diplomatie algérienne, élément stratégique pour l'Algérie 30/07/2014

La poursuite des efforts de la diplomatie algérienne pour parvenir à une solution politique définitive au Mali, "se veut un élément stratégique" pour l'Algérie, compte tenu du voisinage, des positions de principe de l'Algérie et du principe de solidarité avec ce pays, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra.

"Les efforts consentis sans cesse par l'Algérie vis-à-vis du dossier malien interviennent en prolongement de ses précédentes actions visant à aider le mali à surmonter sa crise, à travers les aides humanitaires et autres aides à même de renforcer les structures de l'Etat malien suite au changement anticonstitutionnel de gouvernement qui a affaibli l'armée et les institutions de ce pays", a souligné M. Lamamra.

Le Chef de la diplomatie algérienne a tenu à préciser que "tous ces efforts reposent sur la confiance qui existe entre les deux pays et sur la considération et le respect que vouent les Maliens au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika".

"L'Algérie encourage et aide les Maliens à parvenir à une solution politique définitive à même de préserver l'intégrité territoriale du Mali et l'unité de son peuple, une solution qui réponde aux droits légitimes de la population du Nord-Mali, laquelle demeure convaincue que l'Algérie est le seul pays habilité à consacrer une telle solution équilibrée qui permettrait l'édification d'un pays voisin fort de potentialités et de compétences susceptibles de lui permettre de faire face au terrorisme et au crime organisé transfrontalier", a ajouté M. le ministre.

Dans ce contexte, M. Lamamra a rappelé la demande formulée au Président Bouteflika par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta qui voulait que l'Algérie "intensifie son action diplomatique visant à inciter les belligérants maliens à venir en Algérie et adhérer aux négociations menées sous l'égide de l'Algérie". "Cette demande a été exaucée en l'espace de cinq mois", a-t-il précisé.

M. Lamamra a, également, rappelé que les négociations s'étaient déroulées en présence de représentants de l'ONU, de l'UA, et de l'UE et d'autres organisations régionales et internationales.