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Dialogue intermalien du 16 juillet: contexte "plus que favorable" pour l'amorce de la paix au Mali (représentants internationaux) 16/07/2014

Le lancement de la phase initiale du dialogue intemalien inclusif mercredi à Alger, à l'initiative de l'Algérie, se fait dans un contexte "plus que favorable, qu'il ne l'a jamais été" pour parvenir à une paix et à une stabilisation durable au Mali, ont indiqué mardi des représentants internationaux.

"Le contexte actuel pour le lancement de la phase initiale du dialogue intermalien est plus que favorable, qui ne l'a jamais été", a indiqué le représentant spécial de l'Union européenne (UE) pour le Sahel, Michel Reveyrand, à l'issue de l'audience que lui a accordée, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, en marge des travaux de la 5e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali.

De son côté, le haut représentant de la mission de l'Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya a indiqué que l'initiative algérienne faisait figure "d'opportunité unique pour les Maliens afin de se rencontrer pour faire la paix".

"Je suis optimiste que ces pourparlers débouchent, d'ici quelques semaines, à une paix durable au Mali", a-t-il souligné.

Pour sa part, le chef de la mission de l'Organisation des nations unies (ONU) au Mali (MINUSMA), Bert Koenders, a salué l'initiative algérienne d'aider les Maliens à aboutir à la paix et à la stabilité, soulignant qu'il y avait une "réelle" volonté du gouvernement et des groupes armées du Nord d'y parvenir.

La commissaire aux affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la CEDEAO a relevé, quant à elle, les grands progrès réalisés sous l'égide de l'Algérie, pour le règlement politique et pacifique de la crise malienne.

Les travaux de la 5e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali se déroulent à Alger sous la présidence du ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, et du ministre malien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Etaient présents également côté malien, le ministre malien de l'Intérieur et de la sécurité, Sada Samaké, de la Décentralisation et de ville, Ousmane Sy, de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et celui du Travail, des Affaires sociales et humanitaires, Amadou Konaté.

M. Lamamra avait indiqué que la phase initiale du dialogue inter-malien allait débuter le 16 juillet à Alger, en présence du gouvernement malien et des mouvements armés du nord Mali.

Le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) avaient signé, en juin dernier, une plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à travers laquelle ils ont réaffirmé le "plein respect" de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) avaient, de leur côté, signé la "Déclaration d'Alger" à travers laquelle ils ont affirmé leur volonté d'œuvrer à la "consolidation de la dynamique d'apaisement en cours et de s'engager dans le dialogue inter-malien inclusif".