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L'approche algérienne sur la sécurité alimentaire s'inscrit dans le cadre global du développement durable en Afrique 26/06/2014

L'approche algérienne en matière de sécurité alimentaire repose sur une stratégie agricole globale qui s'inscrit dans le cadre du développement durable en Afrique et vise à traiter les problèmes à l'origine de la malnutrition ou qui en résultent d'où l'importance du rôle de l'Algérie.

"L'Algérie s'est dotée d'une stratégie globale pour lever les contraintes entravant la valorisation optimale de son potentiel agricole que son gouvernement œuvre à appliquer, conformément aux orientations du président de la République Abdelaziz Bouteflika", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra qui intervenait aux travaux du 31e sommet du Comité d'orientation des Chefs d'Etat et de Gouvernement du NEPAD, mercredi à Malabo (Guinée équatoriale).

M. Lamamra a indiqué que cette stratégie était mise en œuvre, à travers la création d'un climat propice et sécurisant pour l'activité agricole.

Il a, en outre, mis en relief les performances indéniables réalisées par l'Algérie durant la dernière décennie grâce à la stratégie globale de développement agricole qu'il s'agisse du doublement de la production, de l'accroissement des emplois directs et indirects ou de la contribution à la croissance économique.

L'Algérie constitue "un moteur de l'action africaine commune", à la faveur de sa contribution à la mise en place de l'Initiative du nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD), qui vise "à élaborer une feuille de route pour régler les problèmes cumulés du continent", a affirmé le secrétaire exécutif du Nepad, Brahim Mayaki, à l'occasion du 11e anniversaire de sa création.

Le rôle de l'Algérie en faveur du NEPAD s'est illustré à travers les discours du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, appelant lors du sommet France-Afrique en 2011, "à un partenariat équilibré qui prend en compte les intérêts de l'Afrique".

Lors du sommet arabo-africain, tenu à Syrte (Libye) en octobre 2010, le président Bouteflika avait par ailleurs développé une approche reposant sur "la complémentarité entre les pays africains et arabes eu égard aux relations de voisinage et d'amitié entre de nombreux pays des deux ensembles".

Nécessité de renforcer la coopération scientifique pour faire face aux défis de développement relatifs à la sécurité alimentaire

L'Algérie veille à associer la recherche scientifique aux efforts visant le règlement des problèmes auxquels le continent est confronté, face à l'impact négatifs de la crise économique et financière mondiale.

Le laboratoire d'intégration économique algéro-africaine de l'Université l'Université d'Adrar témoigne de cette vision prospective, en regroupant une série de domaines, dont la sécurité alimentaire, le développement économique, la complémentarité industriel et logistique, et ce de par les exigences juridiques nécessaires pour réaliser l'intégration économique.

Dans le même sillage, l'Algérie et l'UA ont signé en mai dernier un accord de coopération scientifique sur la création, à Tlemcen, d'un institut africain de l'énergie, de l'eau et des changements climatiques relevant de l'université panafricaine "pour répondre aux défis des changements climatiques, la pénurie d'eau et leur répercussions sur la sécurité alimentaire dans le continent", a affirmé le commissaire des ressources humaines, des sciences et technologie de l'UA.

Conformément à cet accord, l'Algérie a retenu l'ancienne faculté des sciences de l'ingénierie de l'Université de Tlemcen pour abriter ce nouvel institut qui accueillera 150 étudiants dans une première étape durant en novembre prochain. Le nouvelle établissement sera relié à dix centres de recherche africains et fera partie du réseau formant l'université panafricaine.

Ce réseau est constitué de l'université de Tlemcen et de quatre autres instituts spécialisés dans les sciences de la terre et de la vie (Nigeria), des sciences sociales et de gouvernance (Cameroun), des sciences de la vie et l'agriculture (Kenya) et des sciences de l'espace (Afrique du sud).

Consciente de la relation étroite entre la sécurité et le développement, l'Algérie a contribué à la mise en œuvre du plan d'action de l'UA de lutte contre le terrorisme à travers l'accueil du centre africain des études et de recherche sur le terrorisme visant à orienter les efforts de lutte contre le terrorisme dans les différentes régions de l'Afrique pour préserver la cadence du développement.

L'Afrique a enregistré un développement important dans le domaine de sécurité et de paix grâce au démarches de l'Algérie prônant le dialogue et la solution diplomatique quel que soit la gravité des conflits qui rongent le continent et exposent ses peuples à la faim et à la pauvreté.

"Le programme global de développement agricole", cadre continental d'accélération du développement

L'efficacité de l'Algérie au sein de l'UA est mise en avant à travers sa contribution à la relance du programme global de développement agricole en Afrique relevant du Nepad comme cadre participatif  de réalisation d'un développement agricole rural et la sécurité alimentaire du continent. Ce programme offre en effet aux gouvernements africains l'opportunité de renouveler et de recentraliser, avec le concours de leurs partenaires, les efforts visant à se débarrasser des séquelles de décennies marquées par la baisse de la production agricole, le recul de la productivité, l'insécurité alimentaire et l'augmentation de la pauvreté et de la faim.

Ainsi le programme africain global de développement agricole, constitue un cadre continental sur lequel les pays africains élaborent leurs plans pour accélérer le développement économique, mettre fin à la faim, réduire la pauvreté et renforcer la sécurité alimentaire à travers un développement basé sur l'agriculture.

50 Etats africains sur 54 mettent se référant au programme africain global de développement agricole dans la planification agricole nationale.

Afin d'enrichir cette expérience l'Algérie a contribué efficacement au "mécanisme africain d'évaluation par les paires", en tant que mécanisme permettant aux pays africains d'évaluer et de tirer profit des différentes expériences afin de développer la cadence du développement à tous les niveaux politique, économique et administratif.

L'Algérie a insisté sur la concrétisation des grands projets de développement afin de réaliser l'intégration régionale tant aspirée et les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) aux niveaux national, continental et international à l'instar du projet transsaharien (Alger Lagos Niger) et le projet du gazoduc Nigiria-Europe passant par l'Algérie et le Niger.