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La réunion des pays de la région du Sahel, un prolongement du processus de Ouagdougou 22/04/2014


La réunion de consultation des pays de la région du Sahel tenue mardi à Alger constitue un "prolongement" en vue de la "consolidation" des acquis de l'accord de Ouagdougou, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

 

La runion s'est tenue "naturellement dans le prolongement et envue de la consolidation des acquis de l'accord de Ouagdougou (signé le 18 juin 2013), donc il y a continuité et complémentarité", a déclaré M. Lamamra, dans un point de presse conjoint avec les ministres des pays de la sous région du Sahel ayant pris part à la rencontre.

 

Il s'agit d'un "dispositif ad-hoc" pour coordonner "nos capacités et nos connaissances du terrain en vue de réaliser une action ponctuelle d'appui au Mali afin de réunir les conditions du succès du dialogue inter-malien", a-t-il dit.

 

Il a rappelé que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, lors de sa visite en Algérie, avait demandé au président de la République Abdelaziz Bouteflika le soutien de l'Algérie.

 

Selon M. Lamamra, le travail en commun qui sera accompli  dans les prochaines semaines en apportera la démonstration et tout sera mis en "œuvre afin que dans les deux prochains mois" pour la "prise en charge de l'ensemble des questions préliminaires y compris l'élaboration d'une plate forme préliminaire sur laquelle il y aurait convergence des groupes maliens armés".

 

Pour sa part, le ministre malien de la Réconciliation nationale, Ould Sidi Mohamed Zahabi a estimé que "cette rencontre s'inscrit en droite ligne de la consolidation des acquis de l'accord de Ouagadougou" qui était, selon lui, "un accord préliminaire qui a permis d'atteindre largement deux ou trois objectifs importants dont la tenue des élections législatives et présidentielles".

 

"Le fait qu'il y a autour de la même table ces cinq pays, l'Algérie, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Tchad est un gage qu'il n'y a pas de contradiction dans cette démarche par rapport à ce qui a été engagé par la communauté internationale", a-t-il relevé. Il a jouté que "le fait que l'Algérie abrite cette réunion veut dire qu'elle a d'abord la bénédiction du Mali et celle de ses voisins".

 

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères du Niger, Mohamed Bazoum a, de son côté, souligné que "le Mali a estimé que l'Algérie pourrait jouer un rôle dans les discussions exploratoires et nous sommes là pour épauler l'Algérie".