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Crise syrienne: le sommet de Koweït donne toutes ses chances au processus de négociation 26/03/2014

Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Ramtane Lamamra a souligné mercredi à Koweït que la résolution adoptée par le 25ème sommet arabe sur la participation future de l'opposition syrienne aux travaux de la Ligue arabe donnait "toutes ses chances" au processus de négociations sous l'égide de l'ONU et la Ligue.

"La Ligue arabe vient de dépasser la question du siège de la Syrie et confirmer son soutien à la solution politique de la crise syrienne donnant ainsi toutes ses chances au processus de négociations sous l'égide des Nations Unies et de la Ligue arabe", a déclaré M. Lamamra après l'adoption consensuelle par le sommet arabe de Koweït d'une résolution réglant de manière équilibrée la question de la participation future de l'opposition syrienne aux travaux de la Ligue des Etats arabes à compter du mois de septembre prochain.

Le Ministre a tenu, à l'issue des travaux du sommet du Koweït, à saluer aussi l'esprit de responsabilité des dirigeants arabes qui ont, a-t-il dit "œuvré à rapprocher les positions en prudence.

M. le Ministre a ajouté que la décision prise par consensus constitue un "redressement approprié" de celle adoptée l'an dernier à Doha tant au point de vue politique que juridique. "Il ne s'agit plus en effet d'accorder le siège d'un Etat souverain à une coalition de groupes d'opposition mais de permettre à cette dernière de participer aux travaux" de la Ligue, a-t-il tenu à préciser.

"Il ne s'agit pas non plus, a encore indiqué le ministre d'une decision d'application immédiate mais d'une perspective envisagée pour le mois de septembre prochain, c'est à dire que les six prochains mois doivent être avantageusement mis à profit par les parties syriennes et tous les acteurs regionaux et internationaux pour déveloper une approche nouvelle de nature à mettre fin à la tragédie syrienne".

Le Chef de la Diplomatie algérienne a ajouté que la décision "respecte la position de chaque pays arabe" sur la question de la reconnaissance des Etats.

"Tout en maintenant ses reserves sur la décision de mars 2013, l Algérie s'est associée au consensus sur la décision d'aujourd'hui qui donne une chance réelle à la paix", a affirmé M. Lamamra précisant que cette décisison "peut et doit aider la Ligue arabe a devenir véritablement l'une des locomotives du processus de paix et de reconciliation nationale en Syrie".