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Lamamra appelle la communauté internationale à prendre des "mesures concrètes" pour aider la Libye 06/03/2014



Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a appelé jeudi à Rome la communauté internationale à prendre des "mesures concrètes" pour aider la Libye dans l'édification d'institutions fortes et lui permettre de sécuriser son territoire national.

"Les partenaires internationaux doivent prendre des mesures concrètes en lui conférant un cachet exécutoire dans le cadre d'un mécanisme de suivi aux objectifs définis", a précisé le ministre lors d'une Conférence internationale de soutien à la Libye.

M. Lamamra a salué, à cette occasion, les importantes réalisations accomplies par les autorités libyennes depuis la proclamation de la libération en octobre 2011 avant de mettre en exergue la "volonté et la détermination de la Libye à aller de l'avant et prendre des mesures urgentes et efficaces pour lever les défis prioritaires et la reconstruction du pays et ses institutions".

"Quand bien même la réalisation de cette priorité relève avant tout de la responsabilité de la Libye, la communauté internationale est appelée plus que jamais, compte tenu de l'ampleur des défis , à honorer ses engagements pris lors de la conférence de Paris", a-t-il poursuivi.

Le ministre a, en outre, réitéré "l'engagement de l'Algérie à accompagner la Libye dans le processus de transition démocratique de manière à répondre aux aspirations du peuple libyen frère en rassemblant toutes les énergies" ajoutant que "la sécurité de l'Algérie va de la sécurité de la Libye".

Par ailleurs, M. Lamamra a estimé que la rencontre de Rome "se tient à un moment où la région toute entière connaît des évènements sécuritaires graves imposant une nouvelle réalité et défis inédits qui nous interpellent à faire preuve davantage de prudence, de vigilance et intensifier les démarches pour faire face à ces véritables menaces non seulement pour la sécurité de la Libye mais aussi pour toute la région et son pourtour méditerranéen, africain et arabe".

Ce qui rend la situation plus grave, a-t-il dit, est "la prolifération d'armes sans contrôle aucun d'où la nécessité pour nous de renforcer les mesures de contrôle des frontières et la coopération dans ce domaine dans l'objectif de venir à bout de cette menace et tarir les sources d'armement des groupes terroristes".