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Rapport US sur les droits de l'homme en Algérie : "Nous sommes à même de juger notre situation" 06/03/2014

L'Algérie est "à même" de juger sa situation relative aux droits de l'homme, a affirmé mercredi à Genève, le Ministre des Affaires Etrangères, M. Ramtane Lamamra, en réaction au rapport annuel du département d'Etat américain sur les droits de l'homme dans le monde, rendu public jeudi dernier.

"Nous considérons que nous sommes plus à même de juger la situation des droits de l'homme dans notre pays que quiconque", a déclaré M. le Ministre.

"Nous sommes plus à même que quiconque d'avoir des points de repères, d'avoir également des mesures d'appréciation des évolutions de la situation des droits de l'homme de notre pays et, également, de mettre à nu nos propres imperfections et nos propres faiblesses dans un esprit constructif", a-t-il soutenu.

M. le Ministre a, toutefois, estimé que "les exercices auxquels peuvent se livrer les organisations internationales spécialisées, les exercices des ONG et l'exercice que mène traditionnellement le département d'Etat américain à ces questions constituent tout au plus des appoints à notre propre introspection".

Cette introspection, explique-t-il, "se veut sérieuse, réaliste, sans complaisance, parce que la protection et la promotion des droits de l'homme chez nous, est une valeur de la nation algérienne".

"Ce n'est pas quelque chose que nous faisons parce que cela est à la mode. C'est quelque chose que nous faisons parce que c'est inhérent aux valeurs du peuple algérien, et cela fait partie intégrante des engagements du programme du président de la République, et partie intégrante des consensus de la société algérienne", a-t-il conclu.

Le chef de la diplomatie algérienne prend part aux travaux de la 25e session du Conseil des droits de l'homme qui se déroulera jusqu'au 28 mars.

En plénière, il est prévu qu'il réaffirme, dans une intervention, l'engagement de l'Algérie à "poursuivre ses efforts en matière de protection et de promotion des droits fondamentaux de l'homme, tout comme sa volonté de poursuivre la coopération avec les organes du conseil dans la mise en oeuvre des instruments juridiques auxquels elle est partie".