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M. Lamamra réaffirme la position de L'Algérie en faveur de l'arrêt immédiat des combats fratricides en Syrie 23/01/2014

Le Ministre des Affaires Etrangères, M. Ramtane Lamamra, a réaffirmé mercredi la "position de principe et constante" de l'Algérie vis-à-vis de la crise syrienne, "en faveur d'un arrêt immédiat des combats fratricides et de toutes formes de violence" pour mettre fin aux souffrances qu'endure le peuple syrien.

Le chef de la diplomatie algérienne a réitéré, devant les participants à la conférence internationale sur la Syrie, dite Genève II, ouverte mercredi à Montreux (Suisse), "la position constante de l'Algérie selon laquelle toute solution politique de la crise syrienne doit d'abord passer par l'arrêt de l'effusion de sang et de toutes formes de violence, quelle que soit son origine, l'ouverture d'un dialogue sérieux auquel doivent participer toutes les composantes du peuple syrien frère, la finalité étant de sauvegarder l'unité syrienne, de garantir la stabilité et la souveraineté de la Syrie et d'épargner à ce pays les dangers d'une intervention étrangère".

Le ministre a rappelé que l'Algérie, depuis le déclenchement de la crise en Syrie, tant au niveau de la Ligue des Etats arabes que dans les fora internationaux et régionaux, avait soutenu les appels pressants "en faveur d'une solution pacifique consensuelle permettant l'arrêt des combats fratricides en vue de réaliser les aspirations légitimes du peuple frère syrien, étant convaincue de la possibilité d'aboutir à une issue pacifique à la crise, à travers l'ouverture rapide d'un processus politique".

M. Lamamra a ajouté que l'Algérie avait exprimé son soutien total au lancement d'un processus reposant sur une solution rapide conforme au communiqué adopté à Genève le 30 juin 2012, et appuyé les efforts de l'envoyé arabe et international Lakhdar Brahimi dans ses démarches tendant à tenir cette conférence et poser les bases de son succès.

M. Lamamra a par ailleurs estimé que la tenue de la conférence de Genève II constituait une évolution positive, souhaitant que cette démarche soit couronnée de succès en dépit des difficultés et que les frères antagonistes "puisent dans les souffrances de leur peuple la forte motivation d'engager une action sérieuse pour mettre fin à la tragédie et ramener la stabilité et la sécurité en Syrie dans le cadre de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale".

La conférence internationale sur la Syrie dite Genève II s'est ouverte mercredi à Montreux, en Suisse, en vue de trouver une solution politique au conflit armé qui déchire le pays depuis mars 2011.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a ouvert la réunion devant les représentants d'une quarantaine de pays, et des délégations du gouvernement syrien, conduite par le chef de la diplomatie, Walid Mouallem, et de l'opposition.