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L'Algérie traite avec les Etats non avec les régimes 06/01/2014

Le Ministre des Affaires Etrangères, M.Ramtane Lamamra, a déclaré lundi à Alger que l'Algérie "maintient" ses relations avec les pays qui connaissent des problèmes politiques internes partant du principe qu'elle "traite avec les Etats et non avec les régimes".

"L'Algérie reconnaît et traite avec les Etats et non avec les régimes (...), elle maintient ses relations avec ces pays nonobstant les problèmes internes qu'ils connaissent", a indiqué M. Lamamra dans une conférence de presse animée conjointement avec son homologue égyptien Nabil Fahmi.

Le ministre a tenu à préciser que cette conduite ne signifiait nullement que l'Algérie "est indifférente ou qu'elle accorde peu d'intérêt aux situations instables que ces pays traversent".

La relation de l'Algérie avec l'Egypte s'inscrit dans ce cadre, a-t-il dit, avant d'ajouter que les deux pays "sont unis par des liens étroits".

"Nous partageons ses joies et ses peines mais nous ne nous ingérons pas dans ses affaires internes et nous souhaitons que le peuple égyptien sorte plus fort que jamais de son épreuve", a insisté M. Lamamra.

En réponse à une question sur le refus de certains partis algériens appartenant à la "mouvance islamiste" de la visite du ministre égyptien suite à la qualification de la confrérie des Frères musulmans comme étant une "organisation terroriste", le chef  de la diplomatie algérienne, qui a dit respecter les différentes opinions exprimées à ce propos, a soutenu que la politique étrangère de l'Algérie était conduite par le président de la République et qu'elle obéissait à des considérations stratégiques.

C'est le cas de la visite de M. Fahmi, prévue "de longue date", a-t-il ajouté.

Sur le dossier syrien, M. Lamamra a rappelé "l'attachement de l'Algérie à une solution pacifique qui garantisse la pérennité et l'unité de la Syrie" et son appel aux parties concernées "à s'en remettre à la volonté du peuple syrien".

Il a exprimé à cet égard "l'engagement" de l'Algérie à prendre part à la conférence de Genève 2 et à faire ce qui est en son pouvoir pour le succès de cette initiative à travers une action bilatérale avec la Syrie et avec les pays influents "en vue de faire avancer le processus de règlement pacifique".