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La Cour pénale internationale est devenue un instrument politique 01/01/2014

La Cour pénale internationale (CPI) est devenue un instrument politique, alors qu'on s'attendait à ce qu'elle réhabilite l'humanité, a indiqué mercredi à Alger, le Ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra.

"La CPI est devenue un instrument politique où on poursuit plus pour des à priori politiques. On ne poursuit pas Sharon pour ne pas citer Netanyahu, mais on poursuit le président soudanais", a souligné M. Lamamra, lors de son passage à l'émission télévisée "Sur le fil" de Canal Algérie, expliquant que cet organe est "devenu sélectif".

"Il est devenu sélectif et la sélectivité par définition est périlleuse pour la justice", a-t-il estimé.

Concernant l'éventuelle position à prendre par les pays africains vis-à-vis des décisions de cette Cour, le chef de la diplomatie a expliqué qu"'il existe une solidarité par rapport à des cas spécifiques comme le Soudan et le Kenya".

"Les pays africains refusent de mettre en oeuvre des mandats d'arrêts lorsqu'ils sont émis par les autorités du CPI", a-t-il dit, précisant que "pour l'instant les pays africains procèdent au cas par cas".

Le Ministre des Affaires étrangères a noté que la CPI a été réactivée à l'initiative de pays africains pour aider à réhabiliter l'humanité et à faire en sorte que le droit international "soit enrichi des enseignement des luttes des peuples".

"J'ai contribué à sa réactivation et nous proposions que l'apartheid et le colonialisme soient considérés comme des crimes contre l'humanité", a rappelé M. Lamamra.